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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 11:07

Eugène Boudin est né le 13 juillet 1824 à Honfleur. Très tôt il navigue comme mousse mais il abandonne la marine pour se consacrer au métier de papetier. Dans sa boutique il expose des peintres tels que Millet, qui l’inciteront à peindre. En 1850 il va peindre à Paris mais il préfère peindre en Normandie. En 1858 il fait la connaissance du jeune Monet, ils travailleront ensemble. Il rencontre Courbet l’année suivante et expose Le Pardon de Sainte-Anne- la-Palud au Salon. Corot le surnomme « le roi des ciels ».



Même si ses aquarelles commencent à avoir du succès, il mène toujours une vie difficile. A partir de 1871 il voyage entre la côte normande, la Bretagne, la Belgique et Paris.


En 1892 il doit pour des raisons de santé s’installer sur la Côte d’Azur. Pour renouveler ses motifs il part à Venise en 1895 mais la maladie l’empêche de travailler.

Il meurt à Deauville le 8 août 1898.

Eugène Boudin s’est spécialisé dans les marines et les vues de plages, il peint en plein air car il a remarqué que « trois coups de pinceau d’après nature valent mieux que deux heures de travail de chevalet ».

Sa sensibilité le porte vers des harmonies de valeurs grises nuancées, ces harmonies ne plaisaient pas aux paysagistes ni aux purs Impressionnistes.



Il veut dans sa peinture rester fidèle à la nature, sa vision des choses est renouvelée face aux changements de lumière. En 1866 il déclare qu’  « il faut employer les tons dans toutes leur fraîcheur  et chercher à faire éclatant ». Ces idées ne sont pas éloignées de celles de Monet. Si Monet est devenu peintre c’est à Eugène Boudin qu’il le doit. Lorsqu’il repense au moment où il a commencé à travailler avec Boudin, il se souvient de ceci : « Je le regarde avec quelque appréhension, je le regarde plus attentivement, et puis ce fut tout à coup comme un voile qui se déchire : j’avais compris, j’avais saisi ce que pouvait être la peinture ; par le seul exemple de cet artiste épris de son art, et d’indépendance, ma destinée de peintre s’était ouverte ».

 

Les peintre impressionnistes, Maurice Serullaz

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commentaires

patrick 30/05/2009 12:35

je crois que c'est au musée du Havre - merveilleux musée - que sur tout un mur sont accrochés des dizaines de petites toiles de Boudin, impressionnant et si beau, frais, français, normand comme l'écriture de Maupassant.