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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 08:37

http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/files/2010/11/la-tache_.1290864601.thumbnail.jpgA la veille de sa retraite, Coleman Silk, universitaire, est accusé d'avoir tenu des propos racistes à l'encontre d'étudiants. Face à l'ampleur de la mobilisation contre ses propos, il démissionne de son poste de professeur et de doyen.

 

Croyant être tranquille, une lettre anonyme met à jour sa relation avec une femme de ménage dont le mari, vétéran du Viet-Nam, veut se venger pour la mort de leurs enfants. Coleman va se confier à Nathan Zuckerman pour qu'il écrive son histoire.

 

La Tache a été écrit au beau milieu de l'affaire Lewinsky. Le roman permet ainsi à Philip Roth de critiquer les mœurs américaines, cette focalisation quasi-maladive sur les affaires à caractère sexuelle, focalisation qui se fait bien sûr au détriment de la critique de l'action politique des hommes au pouvoir.

 

C'est aussi l'histoire de Coleman Silk qui a tout fait au cours de sa vie pour changer de destin, s'échapper du chemin tracé par sa famille. Ce qui entraine pour lui le port d'un lourd secret, secret pour qui pourrait le sauver de l'accusation de racisme mais qui pourrait aussi le décrédibiliser.

 

Coleman arrive à se sortir du déterminisme vers lequel sa famille aurait pu le porter. Ce qui n'est pas le cas de Delphine Roux, française exilée aux Etats-Unis, qui en croyant pouvoir sortir de certains carcans français ne fait que rentrer dans le moule de l’hypocrisie de la pureté des actes.

 

Donc le sujet abordé est intéressant mais je dois avouer que le milieu du livre, avec la multiplication des longs récits des histoires des personnages secondaires m'a moyennement plu.

 

La Tache (The Human Stain), Philip Roth, Folio, 2004, 479 pages

 

3,5/5

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