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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:52

http://i23.ebayimg.com/08/i/001/3a/7a/8728_35.JPGA l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, en Roumanie, Iohann Moritz est dénoncé comme juif par le gendarme du village qui convoite sa femme.

Il va alors être baladé de camps en camps car il sera ensuite pris pour un hongrois, pour un aryen pour un criminel de guerre nazi.

Il reviendra chez lui treize années plus tard. Il se retrouve alors obligé de s'engager comme volontaire contre l'URSS au début de la Guerre Froide s'il ne veut pas encore finir interné.

C'est un roman très désabusé et très pessimiste.

Gheorghiu procède à une critique de la société technique, où les machines ont trop d'importance, où l'homme doit s'adapter aux machines, c'est même à se demander qui est fait pour qui.

Mais il dénonce aussi une société qui ne pense plus que par catégories ou grands ensembles, l'individu n'existe plus, où le fait d'appartenir à une nationalité déclenche une arrestation d'office.
C'est un roman qui est paru il y a 62 ans mais qui est toujours d'actualité par sa réflexion sur la société.

 

« A ces moments très sombres l'homme était ignoré et le sacrifice humain était pratiqué par barbarie. Mais nous venions de vaincre la barbarie et nous commencions à apprécier l'être humain. Nous en étions au début et nous devions continuer à apprendre. Mais l'apparition de la Société technique a détruit ce que nous avions gagné et crée durant des siècles de culture. La Société technique a réintroduit le mépris de l'être humain. L'homme est réduit à sa seule dimension sociale. »

 

« L'homme se trouvera enchainé par la société technique pendant de longues années. Mais il ne périra pas dans les chaines. La société technique peut créer du confort. Mais elle ne peut pas créer de l'Esprit. Et sans esprit il n'y a pas de génie. Une société dépourvue d'hommes de génie est vouée à la disparition . La société technique qui prend la place de la société occidentale et qui va conquérir toute la surface de la terre, périra elle aussi ».

 

4,5/5

 

La vingt-cinquième heure, Constantin Virgil Gheorghiu, Plon 1949, 402 pages

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