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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 15:39

 

La Première femme de Yuan est un recueil de nouvelles qui se divise en trois parties. La première intitulée Jeunes et vieux, parlent des chocs qui peuvent apparaître au sein des familles. Les anciens chinois ont du mal à se faire aux transformations que la modernité apportent en Chine.

La deuxième s'axe sur la révolution. Ici on reste au niveau de l'individu et on se rend compte la bêtise de la guerre civile.

La troisième relate les difficultés qu'ont les paysans en période de crue.

 

Comme à son habitude Pearl Buck relate les vies des chinois. Mais contrairement à ses autres écrits j'ai trouvé ici une atmosphère vraiment négative, vraiment pesante.

Ces nouvelles sont pour moi une sorte de résumé les romans qu'elle a pu écrire.

 

3.5/5

 

La première femme de Yuan (The First Wife and other stories), Pearl Buck, J'ai Lu, 1977, 247 pages

 

http://www.livre-po-cher.com/catalog/images/luprespoint/premierefemme.jpg

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 11:10

En ce monent j'ai quatre challenges de livres en cours. Ca fait deux mois que trois d'entre eux ont débuté (ça va vite) et je me suis dit que ça serait bien d'en faire un bilan.

 

Challenge "nécrophile" : je n'ai lu que La Passante du Sans-Souci de Kessel, mais le prochain que je lis c'est La Conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole.

 

Challenge Giro in Italia : trois catégories sur quatre ont été validées, il ne reste plus qu'à lire un roman se passant en Italie, ça sera ou un Donna Leon ou Oublier Palerme d'Edmonde Charles-Roux. Les deux sont prévus, manque plus qu'à déterminer l'ordre. Bien sûr je ne pense pas que je vais m'arrêter à si peu, relire Si c'est un homme de Primo Levi me tente bien.

 

Challenge SFFF : j'ai lu La Guerre des Mondes, Les Puissances de l'invisible de Tim Powers. Le prochain c'est L'Oreille Interne de Silverberg.

 

Challenge ABC : il ne me reste plus que dix livres à lire, dont deux pavés : Les Piliers de la terre et Le Sabre et la Pierre

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 10:32

http://rocbo.net/litter/sf/img/u-z/LaGuerreDesMondes.jpgA la fin du XIXème siècle, des astronomes observent des phénomènes étranges à la surface de Mars. Plusieurs jours plus tard, un puis deux puis trois cylindres arrivent sur Terre. Les hommes assistent alors à la première invasion de la Terre par des Marsiens.

 

H.G. Wells est l'inventeur de l'invasion d'extraterrestres, thème que l'on retrouvera fréquemment, surtout au cinéma dans les années 50 pour symboliser les dangers du communisme.


L'invasion des Marsiens plus puissants que l'homme permet de remettre celui-ci à sa place. Le XIXème siècle est un siècle d'innovation, de développement industriel qui donne à l'homme un sentiment de toute puissance mais qui face à une puissance extérieure ne fait pas long feu.


Ecrit en 1898, je n'ai pas trouvé du tout La Guerre des Mondes désuet, il fait rès moderne en utilisant un ton véridique. Le récit du narrateur reprend ce que les journaux ont pu dire, utilise les faits qu'il a pu vivre . Le narrateur au cours de ses pérégrinations va rencontrer des hommes (l'artilleur, le prêtre) qui représentent ce que l'humanité peut être face à un tel événement.

 

4/5

 

La guerre des mondes, (War of the worlds), H.G. Wells, Le Livre de poche

 

 

LogoChalengeSfff2

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 18:11

 

http://www.geekdelecture.fr/wp-content/uploads/2008/11/gomorra-roberto-saviano.jpgJ'ai connu Gomorra par le film portant le même titre et c'est sur la proposition de Caro que je l'ai ajouté à ma liste de livres à lire.

 

Gomorra permet à Roberto Saviano de décrire les mécanismes et les activités de la camorra basée dans la région de Naples. Ainsi il passe en revue les activités de contrefaçon et les point s de vente de ces produits dans toute l'Europe, la vente de drogue, la « gestion » et le « traitement » des déchets ménagers et toxiques. La camorra dans ses activités applique un libéralisme forcené et même si les activités sont illégales, cela bénéficie à la population et à l'économie.

 

Car bien peu de personnes s'opposent à la présence de la camorra. Un prêtre fait un appel au refus des activités et il finit tué d'une dizaine de balles. Un élu local refuse que les marchés publics soient trafiqués et il finit avec deux balles dans la tête, le corps jeté dans un puits qui sera détruit à la grenade pour ne laisser aucune trace.

Les enquêtes judiciaires sont fréquentes, permettent la confiscation de biens immobiliers, l'incarcération de certains membres de la camorra mais celle-ci est toujours présente.

 

Gomorra, au-delà d'être un document exhaustif sur la camorra, est un moyen pour Saviano de dénoncer cette « organisation ». Car il est né sur ces terres, il aurait pu devenir l'un d'entre eux. Mais il refuse que des jeunes de 15 ans soient tués par des balles perdues lors de règlements de compte, mais il refuse la destruction de sa région par le béton et par les déchets. Ce qui lui vaudra d'être condamné à mort en Italie et de devoir vivre en exil.

 

4,5/5

 

Gomorra, Roberto Saviano, Gallimard, 2007, 356 pages

 

2010-12-0821


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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 15:27

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51XDW4HFQFL._SL160_.jpgLe corps d'une femme est repêché dans la Deule. Elle s'appelait Fayet. Elle avait perdu son fils quelques années auparavant et était toujours dans une phase de dépression Le capitaine Monin et le lieutenant Preux vont mener l'enquête.


 

L'écriture est sèche, il y a un manque des descriptions qui pourraient rendre le récit peut être un peu moins abrupt. Ça donne l'impression qu'il ne s'adresse aux gens habitant dans la région.


 

A part cela, c'était sympa. On navigue dans une atmosphère délétère où la famille de la morte règle ses comptes avec elle, avec un soupçon d'irrationnel ( la métempsycose). On suit une enquête policière à l'ancienne : porte à porte pour trouver des éléments, rencontre avec les gens qui ont entouré la morte. Et pas d'untilisation de méthodes scientifiques, ce qui change un peu.

Il est bien dommage que le roman ait été aussi court.

 

3,5/5

 

La morte du canal, Emmanuel Sys, Ed. Ravet-Anceau,Polars en Nord, 216 pages

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 08:21

 

http://2.bp.blogspot.com/_cdZvUmyqYWA/TTL9Q0kaXkI/AAAAAAAAAfk/yRMY0vVzPOw/s400/etrangleur%2Bde%2Bcater%2Bstreet.jpgA Londres, à la fin du 19ème siècle, un assassin étrangle des jeunes filles aux alentours de Cater Street. La famille Ellison va vivre ces événements et des secrets vont apparaître mettant à mal la cohésion de la famille.

 

 

L'étrangleur de Cater Street est le premier de la série Charlotte Ellison. Je m'attendais à un vrai roman policier (ben oui j'ai cru ce que racontait la quatrième de couverture).


Je le considère plus comme un drame victorien. Charlotte n'enquête même pas, l'inspecteur n'apparait que pour poser des questions à la famille. Si on découvre le tueur ce n'est que par un pur hasard.


Ce qui est intéressant c'est la description de la société faite par Anne Perry. Une société enfermée sur elle même, qui a du mal a accepter qu'il y des pauvres ailleurs. Il y a aussi cette façon de ressortir des secrets pour décrire la société.


J'ai trouvé que le style était fluide et que la lecture avait été rapide. En fin de compte je suis partagé, je ne vais pas dire que j'en suis déçu parce que je ne me suis pas ennuyé mais je regrette qu'on le présente comme un roman policier (chose que j'ai cru).

 

3/5

 

L'étrangleur de Cater Street (The Cater Street Hangman), Anne Perry, 10/18, 1997, 382 pages

 

Lu dans le cadre du Challenge ABC

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 19:09

 

A Quimper, le jeune André Plomeur, issu d'une longue lignée de bouchers, aime faire "chanter la chair". La chair à saucisse mais aussi très rapidement la chair des femmes, dont les hommes sont partis à la guerre.

Peu à peu, au retour de la guerre, des bébés arrivent sur le pas de la porte de la boucherie. D'abord 1, puis 2, puis 3, puis 7!!

 

Contre toute attente, André est très heureux de vivre avec ses 5 fils et ses deux filles jusqu'au jour, juste à l'arrivée de sa dernière fille, la mère vient le prévenir que son mari est furieux à cause de son adultère et risque de venir se venger.

Ni une, ni deux, les jeune boucher décide de prendre la mer avec sa marmaille...pour plus longtemps qu'il ne le croit.

 

J'ai adoré ce livre!!! L'innocence d'André, son bonheur à toute épreuve et sa façon de voir la vie, la complicité avec ses enfants.

En résumé, ce petit livre apporte une vraie bouffée d'air frais.

 

http://www.decitre.fr/gi/68/9782752904768FS.gif

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 12:23

joyce 001Gens de Dublin est un recueil de quinze nouvelles. A travers ces nouvelles James Joyce raconte la vie des habitants de Dublin au début du 20ème siècle.

 

Ces courts récits pour la plupart sont dépourvus d'intrigues. Il y a juste une description des actions, des sentiments des personnages dans un style précis et objectif.

 

Ce qui d'un côté permet de se retrouver assez facilement aux côtés des dublinois. Donc on retrouve dans ces nouvelles un sadisme latent, de la brutalité, parfois de l'humour.

 

La lecture de ces nouvelles m'a donné l'impression de me trouver face à un documentaire de sciences humaines. Ainsi il est difficile de le juger en tant que recueil de nouvelles et donc à le considérer comme une œuvre littéraire.

 

A la rigueur il peut être lu par quelqu'un qui s'intéresse à la sociologie.

 

2,5/5

 

Gens de Dublin, James Joyce, Le livre de poche, 1963, 436 pages

 

Lu dans le cadre du challenge ABC


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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 17:19

kessel 001

L'auteur, habitué du Sans-Souci ,voit passer tous les jours une femme qui à l'air tourmenté. Il se décide de l'accoster afin de connaître les causes de ses problèmes. Celle-ci est réfugiée en France avec un enfant juif que les nazis ont rendu infirme lors d'un passage à tabac, son mari est interné dans un camp de concentration en Allemagne.

Pour que son mari puisse avoir une vie décente, elle cherche à tout prix à gagner de l'argent même si cela doit l'amener à s'avilir.

 

« Quand un être se détruit pour une grande idée ou pour un grand amour, j'ai toujours pensé qu'il a choisi un domaine dont il n'appartient à personne de vouloir le ramener ».

 

C'était beau mais c'était triste.

 

A travers les yeux de l'auteur on voit la lente dégradation d'Elsa Wiener, dégradation morale et physique. La description du changement de ce corps en pleine santé à un corps avachi est saisissante.

 

La fin du roman est aussi terrible. On vient de suivre la dégradation d'Elsa, elle s'est usée pour le bien-être de son mari. Celui-ci réussit à quitter l'Allemagne et est surpris de découvrir que sa femme a changé. Même en apprenant ce qu'elle a fait pour lui, il ne l'aime plus : elle a trop vieilli.

 

C'est aussi le récit d'une France qui ne veut pas voir que l'Allemagne avance de plus en plus vers le totalitarisme. L'existence des camps de concentration ne semble pas émouvoir les gens plus que ça. La présence de dignitaires de la police politique nazie en France ne semble choquer personne.

 

La Passante du Sans-Souci, Joseph Kessel, Gallimard, 1936,

 

5/5

 

3863695305 Lu dans le cadre du Challenge nécrophile, catégorie "enterré à Paris"

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 16:05

 

http://www.yozone.fr/IMG/jpg/Spin_200p-3.jpgDans un futur proche, durant une nuit d'octobre le ciel devient opaque, les étoiles ont disparus. L'humanité se rend alors compte que la Terre est entourée d'une barrière, appelée Spin, et au-delà de laquelle le temps se déroule cent millions de fois plus vite que sur la Terre. Par conséquent la fin du Soleil se rapproche très dangereusement.

Une poignée d'hommes va entamer des recherches afin de découvrir qui est à l'origine de ce phénomène et pourquoi, et aussi trouver un moyen pour assurer la survie de l'espèce.

 

Le récit commence par la fin et alternera entre le récit de l'apparition du Spin et ses conséquences et le présent de la narration.

 

Commencer par la fin permet d'intriguer le lecteur. Ce qui n'est pas plus mal car le récit est assez nostalgique et peu dynamique, il y a beaucoup de verbiage.

 

Wilson s'intéresse aux relations de personnages qui tiennent l'avenir de l'humanité entre leurs mains. Mais j'ai eu l'impression qu'ils avaient plus l'intention de servir leur propres intérêts qu'autre chose.

J'ai été moyennement convaincu par ce roman.

 

2,5/5

 

Spin (Spin), Robert Charles Wilson, Denoël, Coll. Lunes d'encre, 2007, 555 pages

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