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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 21:05

 

http://www.decitre.fr/gi/51/9782253012351FS.gif

 

Pierre et Jean sont les deux fils d'une famille petite bourgeoise normande.

Un jour, Jean hérite d'un vieil ami de la famille. Pierre, titillé par la jalousie et la curiosité, va chercher à savoir pourquoi son frère hérite d'une petite fortune alors que lui ne reçoit rien. Tout doucement il va mettre à jour un secret de famille.

 

 

Pour l'année 2012, j'ai décidé de lire ou de relire des ouvrages du 19° siècle. Alors j'ai commencé par ce court roman de Maupassant.


A la relecture de Pierre et Jean j'ai eu l'impression d'avoir à faire à une intrigue policière. En effet Pierre va mener sa petite enquête afin de connaître les raisons qui ont poussé un vieil ami à léguer sa fortune à un garçon qu'il connaissait à peine. En avançant la rivalité entre les deux frères va s'exacerber. L'un va pouvoir s'offrir ce qu'il veut pour réussir sa carrière, l'autre va devoir y renoncer.


Jean apparaît au début comme le plus sympathique, mais sa richesse va le rendre antipathique car il ne va pas se poser de questions sur les raisons de ce legs.


Pierre en faisant ses recherches va apparaître comme celui qui veut mettre fin à la paix familiale alors qu'il met juste au jour une trahison, trahison qui devient pour lui une injustice. Le choix de Pierre, à la fin du roman, est une sorte de victoire de l'immoralité. Alors fatalement on ne peut être que solidaire de Pierre qui se retrouve exclu de la famille.

 

3,5/5

 


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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 16:54

 

http://www.deslivres.com/images/products/image/Corrections-les.gif

 

Alfred est ingénieur ferroviaire à la retraite mais Parkinson et Alzheimer le guettent. Sa femme, Enid, vit dans son propre monde, elle ne voit pas la réalité des choses qui l'entourent. Ils ont trois enfants : Gary, Chip et Denise.

Gary, cadre dans une banque, a du mal à concilier les volontés de sa mère avec celles de sa femme et se sent proche de répèter les mêmes erreurs que son père.

Chip, après une expérience universitaire ruinée par un scandale sexuel, vivote à New-York, jusqu'au jour où on lui propose un job d'informaticien en Lituanie pour arnaquer des investisseurs américains.

Denise, chef cuistot, se voit proposer de participer à la création d'un restaurant à la mode mais elle tombe amoureuse de la femme de son patron.

 

 

J'ai découvert Jonathan Franzen à l'occasion de la sortie de son dernier roman en septembre 2011. Avant de le lire, je me suis dit qu'il valait mieux commencer par le début de son œuvre. Les critiques lues m'avaient laissé une bonne impression des Corrections.


Mais à la lecture ce ne fut pas vraiment le cas. C'est un pavé de 720 pages et Franzen alterne entre flashbacks et récit au présent. Certains peuvent trouver intéressant sa manière de partir d'un petit événement et à partir de là de rentrer dans des détails qui dans l'ensemble de l'histoire peuvent apparaître amplement superflus.


Donc j'ai moyennement apprécié le roman dans sa forme. C'est un peu la même chose pour le fond.


Franzen veut décrire une Amérique qui part en vrille. A part les parents qui voient se déliter le rêve américain, je ne trouve pas la critique très convaincante. Une Amérique accro aux médocs,où la spéculation financière ne touche pas que les grandes institutions bancaires, où on a l'habitude des scandales sexuels, c'est tellement cliché.


En conclusion le style ne m'a pas convaincu et la critique de la société était trop stéréotypée. Une déception moyenne pour commencer l'année.

 

2/5

 

Les Corrections (The Corrections), Jonathan Franzen, Editions de l'Olivier, 2002, 715 pages

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 17:54

 

http://www.images-chapitre.com/ima2/original/668/1039668_9414229.jpgL'histoire :Après avoir découvert que l'homme avec qui elle vivait était un espion, Jane épouse un médecin. Celui-ci, qui est médecin, l'emmène avec elle en Afghanistan pour aider les Afghans dans leur lutte contre les Soviétiques. Mais assez rapidement elle va découvrir que son mari est à la solde des Soviétiques. Elle va alors devoir choisir entre son mari et l'espion avec qui elle vivait.


Mon avis : Les enjeux du roman ont été assez long à se mettre en place, ce qui est dommage car la scène d'introduction à Paris était assez courte et enlevée.

 

L'opposition entre Elis et Jean Pierre est l'opposition des deux blocs rivaux. Les deux hommes luttent pour l'amour d'une femme mais leur combat est aussi celui des deux conceptions opposées de la société.

 

L'assistance médicale apportée par Jean Pierre aux Afghans est le moment pour Ken Follett de décrire la vie, la mentalité de ceux-ci.

 

Écrit il y a 25 ans en pleine guerre froide et en plein guerre d'Afghanistan, il est toujours d'actualité car depuis cette période le pays est toujours en guerre et toujours aussi pauvre et instable.

 

3/5

 

Les Lions du Panshir (Lie down with the Lions), Ken Follett, J'ai Lu, 402 pages

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:10

 

http://a21.idata.over-blog.com/380x637/2/21/59/58/DOC02/En-un-monde-parfait-Laura-Kasischke.jpegL'histoire :

Jiselle, hôtesse de l'air tombe amoureuse du commandant Dorn, le beau gosse que toutes les femmes ont envie de séduire. Une fois mariés, Jiselle décide de quitter son emploi pour s'occuper des enfants de son nouveau mari. Mais le pays doit faire face à une épidémie inexplicable, son mari se retrouve alors bloqué à l'étranger. Jiselle va essayer de faire survivre la famille alors que son mari est injoignable.

 

Ce que j'en pense :

Le roman commence comme un conte de fée : la jolie hôtesse de l'air amoureuse du pilote de ligne irrésistible, le mariage en grande pompe mais qui a quelques ratés.

 

Mais ça vire à l'aigre face à l'accueil des filles de son nouveau mari, l'attachement à leur mère décédée est très présent ; l'épidémie qui vire au cauchemar apocalyptique.

 

Malgré des éléments intéressants, j'ai eu du mal à voir où Laura Kasischke voulait en venir. Les relations mère – fille sont omniprésentes : la mère de Jiselle a du mal à accepter son mariage et son rôle dans la famille ; les filles de Dorn sont des pestes, n'hésitent pas lui emprunter ses affaires à lui faire des remarques désobligeantes, elles ne la voient que comme une nouvelle gouvernante.

 

Pour moi je l'ai trouvé moins bon que A moi pour toujours mais bien meilleur que Rêves de garçons.

 

 

3,5/5

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 16:43

 

http://www.decitre.fr/gi/33/9782819500933FS.gifTrajan est bien installé au pouvoir. Mais dans l'est, aux marches de l'Empire un prince local ne respecte pas la trêve signée avec Rome. Dans le même temps un renégat prépare un attentat contre Trajan. Mais de bons serviteurs de Rome vont empêcher

 

 

Au début de ce roman, j'ai trouvé l'auteur utilisait un style assez pompeux, prétentieux. Mais on finit par s'habituer.

 

Ensuite il perd assez vite le lecteur dans les trop nombreux personnages, le tri entre les personnages principaux et secondaires se fait au fil de la lecture mais c'est lourd.


A vouloir décrire précisément, voire de manière quasi encyclopédique, la vie de la Rome antique, j'ai eu l'impression de relire mes cours de latin.


Dans l'ensemble ça se laisse lire mais les ficelles sont quand même très grosses et le style lourd.


C'est un roman clinquant comme une armure de légionnaire romain.

 

2,5/5

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 14:30

 

Elric des Dragons

 

http://www.decitre.fr/gi/95/9782266155595FS.gifElric est l'empereur de Menilboné, un royaume qui a régné sur le monde mais qui a fini par se replier sur lui-même. Il doit faire face à des tentatives de pillages de la part d'autres royaumes et à l'avidité de son cousin Yrkoon.

 

Ce premier volet du cycle d'Elric m'a assez plu.

 

Le personnage d'Elric est singulier pour être intéressant. Albinos et ayant besoin de drogues pour survivre il n'a pas les caractéristiques pour faire un héros.

 

Il est plus ou moins dominé par Stormbringer, son épée maudite qui boit les âmes et qui lui permet de se passer de ses drogues.


Le rythme est enlevé, les séquences de bagarres sont assez fréquentes tout comme les trahisons et les rebondissements.

 

3,5/5

 

La Forteresse de la Perle

 

http://3.bp.blogspot.com/_3uQJxtezTq8/TSXXy3tyGQI/AAAAAAAAAPo/q7VhhqNB3Qo/s1600/9782266155601FS.gifElric après avoir repoussé les attaques des barbares confie le royaume à son cousin Yrkoon. Il décide de voyager pour découvrir de nouvelles manières de gouverner, des manières plus en adéquation avec la conception qu'il a du monde.

 

J’avais enthousiaste à la lecture d'Elric des dragons.

 

Ici la lecture a été laborieuse. C'était bavard et pour peu de choses. Ça parlait mais ça n'avançait pas.

 

Pour le besoin de sa quête il doit voyager dans le monde des rêves. Ça entraine des descriptions et des passages peu intéressants.

Je suis un peu déçu par cette lecture.

 

2/5

 

Le Navigateur sur les mers du Destin

 

http://media.biblys.fr/book/18/23418.jpgEn cherchant à échapper à des poursuivants qui voulaient sa mort, Elric se retrouve embarquer sur un navire ayant à son bord des guerriers devant éliminer un couple de sorciers.

 

Avec cet épisode, on se rend compte que le monde d'Elric n'est pas un, qu'il y a une multitude de réalités, qu'il existe des réalités plateformes qui permettent aux différents mondes de communiquer.

 

C'est un roman court mais Elric se retrouve dans des situations qui sont un peu sans rapport les unes avec les autres.

 

C'est un peu difficile de trouver le fil conducteur de la destinée d'Elric.

 

3,5/5

 


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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 15:11

 

http://www.decitre.fr/gi/44/9782258058644FS.gifTanner Mirabel est un mercenaire. Il a décidé de poursuivre et d'éliminer l'homme qui a tué son patron. Sa recherche va l'amener à Chasm City.

 

Deuxième volet du cycle de Inhibiteurs, la Cité du Gouffre met en scène de nouveaux personnages. Je m'attendais à ce qu'il y ait une continuité avec le précédent. Tout ce que l'on retrouve c'est les lieux et la fameuse pourriture fondante (on commence à savoir ce que c'est que ça).


Les récits se superposent et il faut attendre la fin pour comprendre leur imbrication.


Le récit est des fois ralenti par les descriptions de Chasm City, qui donnent une ambiance gothique très malsaine.


Encore plus que dans le précédent, le corps humain est transformé. A des transformations dues aux nanomachines, le corps subit des transformations génétiques. Le must est de se faire injecter de l'ADN animal pour pouvoir ressembler à l'animal choisi.

Plus axé sur l'idée du thriller stellaire, La Cité du Gouffre est moins énigmatique, les Inhibiteurs font l'objet d'une brève évocation qui ne sera relevé par aucun des personnages.

 

La cité du gouffre (Chasm City), Alastair Reynolds, Presses de la Cité, 2003, 695 pages

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 16:02

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/9/4/9782070406494.jpg17 octobre 1961, un prof d'histoire rentre du travail. Il se trouve à proximité de la manifestation organisée par le FLN. Il est tué par un policier.

Vingt ans plus tard, son fils est assassiné à Toulouse. Un policier va enquêter sur cette mort et mettre au jour des secrets que certains auraient préféré garder secrets.

 

Meurtres pour mémoire a la forme d'un roman policier mais son sujet le transforme complètement.


Deux événements servent de base au roman : la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale et la manifestation du 17 octobre 1961 réprimé violemment par les forces de police.


Ecrit en 1983, ces deux éléments de l'histoire étaient peu médiatisés, l'Etat français avait un rôle peu reluisant. Encore aujourd'hui l'Etat ne veut pas reconnaître sa responsabilité dans la répression de la manifestation .


Le haut-fonctionnaire visé par Daeninckx est Maurice Papon, secrétaire général de la préfecture de Gironde condamné pour complicité de crimes contre l'humanité et préfet de police, impliqué dans la répression de la manifestation d'octobre 1961.


Le roman est sobre même s'il se permet quelques pointes d'humour.

 

5/5

 

Meurtres pour mémoire, Didier Daeninckx, Galimmard, 1998, 215 pages

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:33

http://img854.imageshack.us/img854/3430/robinsonkimstanleytriloj.jpgPresque tout l'ensemble de Mars a subi le terraforming. La pression démographique sur Terre est telle que les Etats veulent envoyer des immigrants sur Mars. Mais les Rouges et les Verts, sur Mars, arrivent à s'entendre pour lutter contre cette vague d'immigration dans le but de protéger Mars.

Cette opposition peut être un tremplin pour la conquête d'autre planètes du système solaire.

 

 

Troisième volet de la série consacrée à la conquête et à la transformation de Mars, il n'a pas dérogé au sentiment que j'avais éprouvé à la lecture du deuxième roman.


C'est sûr que c'est une œuvre ambitieuse mais je me suis vraiment fait chier lors de la lecture (ouais j'ai été maso de le lire alors que je savais à quoi m'attendre). Les passages de descriptions scientifiques étaient indigestes et lourds pour la trame principale. Les descriptions des paysages de Mars que j'avais trouvé grandioses dans Mars la Rouge m'ont semblé n'être qu'une répétition de ce que j'avais pu lire. L'essai de trouver des compromis politiques pour mettre en place un gouvernement aurait pu être intéressant mais le désintérêt a vite pointé son nez.


Chaque parte se concentre sur un personnage, on le suit dans sa vie sur Mars, et on se rend compte des transformations subies par la planète. Mais ces personnages me sont apparu comme froids, voire inintéressants. Même suivre certains depuis deux cents ans, grâce au traitement de longévité, était saoulant.

 

Le récit s'est focalisé sur les personnages en pratiquant allègrement l'élision alors on se retrouve avec des événements qui apparaissent comme par magie alors que j'aurais pu croire que les personnages prenaient part à l'écriture de l'histoire.

 

1/5

 

Mars la Bleue (Blue Mars), Kim Stanley Robinson, Presses de la Cité, 1997, 757 pages

 

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 17:37

 

http://4.bp.blogspot.com/_815PoHCJhSQ/S_WeTzv9LWI/AAAAAAAAAYQ/ZXzvMDsbA24/s1600/Katiba.jpgL'agence Providence reprend du service. Elle est chargée de surveiller des médecins en Mauritanie qui pourraient être des terroristes islamistes. Ils entrent en contact avec une jeune femme, veuve de consul, fonctionnaire au Quai d'Orsay. Providence va se doute qu'une action terroriste d'ampleur se prépare.

 

J'ai été étonné de voir l'agence de renseignements privée Providence reprendre du service.

Je m'attendais alors à quelque chose dans la lignée du Parfum d'Adam.

 

Mais non. Archie, créateur de l'agence, est un véritable con, ses caractéristiques sont plus affirmées ici ou bien je ne m'en étais pas rendu compte.

 

L'agent de Providence est peu développé, fade, un peu trop cliché.


Avec le personnage de Jasmine, Rufin aborde le thème du partage entre deux cultures, mais cela est peu convaincant car il reste toujours à l'extérieur, il n'entre jamais dans la tête de Jasmine. Il aborde aussi un thème d'actualité : le terrorisme islamiste avec sa variation au Maghreb. Sujet peut être un peu trop d'actualité car il ne permet d'avoir assez de recul.

 

A chaque fois que j'ai pu lire un roman de Rufin, je l'ai apprécié mais ici j'ai été déçu.

 

2,5/5

 

Katiba, Jean Christophe Rufin, Flammarion, 2010, 391 pages

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