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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 17:26

 

http://www.mabibliothek.com/wp-content/uploads/2011/04/Running-man-Stephen-King.jpgBen Richards a besoin d'argent pour soigner sa fille. Il décide de participer à un jeu télé visé où il sera traqué par des limiers. Son but sera de leur échapper le plus longtemps possible pour pouvoir empocher le pactole.

 

J'avoue que je ne suis pas un inconditionnel de Stephen King mais ce roman de ces débuts m'a plutôt plu.


Stephen King représente une société violente et ségréguée , il y a une grande différenciation entre les riches et les pauvres.


Il aborde aussi l'influence de la télévision sur la société : celle-ci engendre une violence à l'égard de ceux qu'elle présente comme dangereux mais aussi une passivité car les gens ne vont pas remettre en cause l'ordre établi.


La fin peut paraître un peu simpliste et peu surprenante mais elle est la réponse d'un homme qui a tout perdu à une société qui l'a toujours considéré comme dangereux et comme un perdant.

 

3,5/5

 

Running Man (The Running Man ), Stephen King, J'ai Lu, 1988, 250 pages

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 17:11

 

http://www.decitre.fr/gi/71/9782290311271FS.gifLes Scaythes d'Hyponéros nouent des alliances afin de renverser la Confédération de Naflin. Les chevaliers de l'Ordre absourate bien qu'étant des guerriers ne sont que d'une faible résistance face aux Scaythes et à leurs alliés. Un obscur employé d'une compagnie de transport galactique va aider une jeune fille poursuivie par les Scaythes et il va se retrouver face à un destin auquel il ne s'attendait pas.

 

Il y a quelque temps déjà j'avais commencé à lire cette trilogie mais j'avais dû arrêter parce que la bibliothèque n'avait pas le troisième volume. Donc il suffisait de changer de bibliothèque, donc il était temps pour moi de faire la redécouverte de ce space-opera, que l'on peut rapprocher de Star Wars pour donner une idée de l'ampleur de l'oeuvre.

 

Pierre Bordage, sur plus de 600 pages, tient facilement le lecteur : richesse des mondes, des sociétés, des mœurs et des coutumes. Les personnages aussi sont multiples mais bien peu survivent à la fin de ce volume, c'est un peu frustrant de n'avoir des personnages qui ne font que passer.

 

Il y a l'opposition entre deux conceptions du monde : les tenants de l'Eglise kreuzienne prônant une morale dogmatique et combattant les hérétiques à coup de croix de feu à combustion lente et les tenants du Silence, une science qui permet de réaliser de nombreuses choses, mais qui a un petit goût de New Age.

 

Malgré un dépaysement du lecteur, il est quand même facile de se rendre compte que Bordage utilise de trop nombreux stéréotypes propres au space-opera. Et cela donne l'impression d'avoir pompé dans la SF anglo-saxonne.

 

A la fin j'ai eu l'impression que rien n'était mis en place, que les Guerriers du Silence n'était qu'un volume de présentation.

 

4/5

 

Les Guerriers du Silence, Pierre Bordage, J'ai Lu SF, 1997, 636 pages

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 18:40

 

http://www.cafardcosmique.com/IMG/jpg/Wilson.Chronolithes.jpgAu début du XXIème siècle, en Thaïlande apparaît un monument qui sera appelé Chronolithe. Il sera le premier d'une série. Les pays vont essayer de comprendre d'où viennent ces monuments et pourquoi ils sont là.

 

Robert Charles Wilson met ses personnages en face d'évènements qui leur sont largement incompréhensibles.

Il y a toujours des mouvements des masses face à l'apparition des monuments auxquels elles ne comprennent rien, on aboutit même à des mouvement de fanatiques.


J'ai un peu eu l'impression d'avoir la même ambiance que dans Spin. On finit le livre sans en savoir plus que ça.

 

Les Chronolithes sont secondaires, c'est plutôt l'évolution du personnage principal qui est un peu loser dans sa vie familiale et qui va réussir à reconstruire quelque chose même s'il reste à la marge.

 

2,5/5

 

Les Chronolithes, Robert Charles Wilson, Denoël, 2003, 329 pages

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 18:05

 

http://polars.pourpres.net/img/uploads/cathedralesreduc.jpgAri McKenzie est en congé maladie longue durée. Il passe son temps à lire et à boire jusqu'à ce qu'un agent des services secrets européens cherche à le recruter en lui promettant de pouvoir continuer l'enquête entamée dans le Rasoir d'Ockham.

Aux pages mystérieuses du livre de Villard d'Honnecourt s'ajoute le testament d'un alchimiste réputé du Moyen-Age.

 

C'est la suite du Rasoir d'Ockham mais elle est inférieure en qualité. Je lui ai trouvé moins de complexité, les personnages sont moins confrontés à de vrais méchants. Même si le personnage de Borja peut apparaître comme inquiétant, il ne m'est apparu comme un ennemi insurmontable.


Le personnage d'Ari est un peu soûlant à ne pas savoir ce qu'il veut avec Lola : s'engager ou pas ?


Malgré tout cela j'ai lu le roman en une journée donc ça se laisse lire mais c'est moins bon que le premier.

 

3,5/5

 

Les Cathédrales du Vide, Henri Loevenbruck, Flammarion, 2009, 411 pages

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 20:25

 

http://i.ebayimg.com/20/!BbIfvHg!Wk~$%28KGrHgoH-DMEjlLlvjJvBKukl+7WRg~~_35.JPGLe Safari de votre vie est un recueil de nouvelles, certaines ne m'ont pas du tout emballé, trop de distance par rapport aux personnages mis en scène ou par rapport aux faits.


Car Nadine Gordimer s'inspire des avènements de son pays, de l'ambiance, bien que cela peut être triste, violent, ça ne m'a pas touché.


La seule que je retiendrai est « Il était une fois », sorte de parabole sur les "gated communities" et le tout sécuritaire sous la forme d'un conte au dénouement violent, qui permet de se rendre compte que la sécurité à tout prix peut avoir un prix.


C'est un ensemble inégal alors que j'avais apprécié de lire Un caprice de la nature.

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 18:28


http://www.playlistsociety.fr/wp-content/uploads/2010/03/La-Route-livre-de-Cormac-McCarthy-300x496.jpgUn homme et son fils sillonnent les routes d'un pays après une catastrophe apocalyptique pour rejoindre un climat plus favorable au sud.

Peu importe ce qui se passe au-delà du binôme. Celui-ci avance tant bien que mal dans un monde où il n'y a plus de vie, où subsistent quelques humains ou cannibales ou fous.

Un monde gris avec la cendre qui recouvre tout, un monde silencieux, angoissant où il faut avancer essayer de survivre dans ce monde réduit au néant.

Le dénuement est total, redécouvrir un lit avec une couverture est un plaisir immense.

La relation père-fils est difficile, le père essaie de le protéger de la violence, de l'indifférence du monde extérieur. Mais ce qui rentre reste pour toujours.

C'est un roman qui fait peur par sa sécheresse et son atmosphère de fin du monde saisissante de vérité, on croirait presque que ça a pu exister.



5/5

 

La Route (The Road), Cormac McCarthy, Points, 2009, 251 pages

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:08


http://webd.fr/wp-content/uploads/2010/02/Couverture-Les-Monades-Urbaines.jpgAux alentours de 2370, la Terre comporte plus de 75 milliards d'habitants. Une solution a été trouvée à la surpopulation : des tours de trois kilomètres de haut où vivent 800 000 personnes. Celles-ci sont incitées à se reproduire, toute abstinence serait une source de frustration et donc à l'origine d'un conflit.

Pour le sujet abordé, ce roman est sûrement une des oeuvres de SF les plus intéressantes que j'ai pu lire.


De par leur organisation, les monades sont un exemple de promiscuité et pour pallier aux tensions pouvant résulter d'un tel confinement il y a une grande liberté sexuelle.


La jalousie n'existe pas, n'importe quel homme peut avoir la femme qu'il veut, à condition qu'elle ne soit pas d'une classe supérieure. Car chaque tour est découpée en fonction des classes sociales. Les pauvres sont en bas et les classes dirigeantes sont au sommet.

Malgré les avantages de la vie en monade, les tensions peuvent exister. Les anomos, ceux qui rejettent le système sont soignés ou éliminés : " Le bonheur règne sur Terre. Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté." Certains sont tentés d'aller à l'extérieur des monades pour voir comme cela se passe et on se retrouve avec des humains qui sont pas si lointains de nous.

Avec Les Monades Urbaines, Silverberg nous présente une société qui a trouvé une solution à la surpopulation mais dont les principes et les déviances font froid dans le dos.

 

4.5/5


Les Monades Urbaines ( The World Inside), Robert Silverberg, J'ai Lu, 1987, 251 pages

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 08:10

http://a1.idata.over-blog.com/300x300/0/42/64/79/faune.jpgLa Faune de l'espace est un recueil de quatre nouvelles qui forment un roman assez inégal. On suit le Fureteur, un vaisseau avec à son bord une multitude de scientifiques qui part à la découverte de mondes inconnus. Mais au cours de ses pérégrinations le vaisseau va croiser des monstres terribles dont le but est de détruire les humains afin d'assurer leur survie.



L'ensemble est assez inégal. La première partie avec un félin monstrueux est assez risible, les humains naifs ou cons, font monter le monstre dans le vaisseau au mépris de leur sécurité.

Dans la deuxième on voit des extraterrestres qui essaient d'entrer en contact avec les humains par le biais d'hallucinations mais qui ont des effets dévastateurs.

La troisième est sûrement la plus intéressante, une entité qui arrive à modifier la structure moléculaire des choses a besoin d'êtres vivants pour pondre ses œufs. Eh oui ça ressemble beaucoup à Alien. Van Vogt a même le procès contre la Twentieth Century Fox car le scénario ressemblait trop à la nouvelle.

La dernière l'extraterrestre est inexistant et le récit est plombé par une lutte politique au sein des scientifiques.

Les humains n'ont aucune difficulté à s'en sortir car ils ont parmi un nexialiste : quelqu'un qui connait toutes les matières scientifiques pour résoudre des problèmes car les scientifiques par une trop grande spécialisation n'ont plus de vue d'ensemble. Ce qui fait du nexialiste une sorte de surhomme.
J'ai un sentiment mitigé sur ces nouvelles en raison de la facilité des hommes à se sortir des difficultés et du caractère répétitif. Mais l'ensemble est intéressant en raison de l'inventivité dont fait preuve Van Vogt.



3/5

 

La Faune de l'espace, A.E. Van Vogt, J'ai Lu, 1977, 308 pages

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 19:56

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/LgfLivreDePoche/2008/9782253112488-G.jpgBotanniste américain arrivant à Paris où il doit retrouver un collègue pour des recherches sur les organismes génétiquement modifiés, Martin Harris est victime d'un accident qui le plonge dans le coma.

 

Lorsqu'il en sort, il retourne chez lui et découvre qu'un autre Martin Harris vit là, sa femme ne veut plus le reconnaître. Se heurtant à des gens qui le prennent pour un fou alors que lui le prend pour des menteurs, il va chercher à savoir qui il est véritablement.

 

 

Hors de moi est un court roman, qui se lit sur une soirée. Je l'ai "malheureusement" lu après avoir vu le film Sans identité. Donc question suspense, c'était un peu éventé.

Malgré tout, les divergences d'avec le film permettent de ne pas avoir l'impression de revoir le film.

Le récit à la première personne permet plus d'interrogations, des questions sur qui je suis réellement, pourquoi les autres sont comme ça avec moi. L'aspect neuropsychologique est quand même un plus par rapport au film. C'est peut-être fantasque mais on se rend que des fois on ne peut pas échapper à ce que l'on est malgré tous les formatages possibles.

 

4/5

 

Hors de moi, Didier Van Cauwelaert, Le Livre de poche, 2003, 216 pages

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 08:54

http://www.decitre.fr/gi/50/9782081208650FS.gifAri McKenzie, officier des Renseignements Généraux, reçoit un coup de fil d'un vieil ami qui demande à le voir le plus rapidement possible.

 

Une fois sur place Ari découvre que son ami a été assassiné. Malgré les mises en garde de sa hiérarchie, il va se lancer dans une enquête difficile et dangereuse.

 

C'est un bon thriller pour les vacances.

 

Il y a de nombreux éléments pour une enquête accrocheuse : l'ésotérisme (avec la loge de Thulé), des mouvements peu connus ou aimant la discrétion (compagnons ou franc-maçons), des gunfights, des nazis comme méchants (depuis Indiana Jones, je trouve que le nazi fait un bon méchant).


Ari doit se méfier de ceux qui lui en veulent car il les embête dans leurs recherches mais il doit aussi se méfier de son administration : ceux qui classent des dossiers "secret défense" plus vite que leur ombre.

 

4/5

 

Le Rasoir d'Ockham, Henri Loevenbruck, Flammarion, 2007, 449 pages

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