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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 08:06

 

« Est méchant tout homme qui contraint ses semblables à l'obéissance pour atteindre ses buts personnels, détruit la beauté, provoque la douleur, supprime la vie. »

 

http://www.cultura.com/ressources/products/4/4/10/4/1/345130.jpg

Le Prince des étoiles

 

Kirth Gersen n'était qu'un enfant lorsque sa ville a été attaquée par les Princes-Démons, cinq êtres qui ont en commun un mépris pour la vie humaine et un goût pour le vice et la cruauté. Sauvé par son grand-père, il va suivre une longue formation dans l'Oecumène dans le but de retrouver les cinq Princes-Démons et de les faire souffrir autant qu'ils ont pu faire souffrir.

 

Le Prince des étoiles est l'histoire d'une vengeance mais aussi d'une sorte de purification d'éléments perturbateurs de l'histoire de l'humanité. Le personnage principal est une sorte d'anti héros, il est un peu difficile de s'y attacher. Les filles qu'il rencontre s'en rendent compte assez vite.

Mais je crois que ce qui compte le plus c'est la description de la civilisation qui s'est étendue à des planètes nouvelles, ce qui donne une richesse et une diversité des situations intéressantes et distrayantes.

Le problème est que les romans qui forment la série sont assez courts, une fois que l'on en a fini un on a envie de connaître la suite. C'est bien dommage que je ne les ai pas trouvé publié en intégrale.

 

Le prince des étoiles, Jack Vance, Le Livre de poche SF, 1964-2004, 318 pages

 

 

La Machine à tuer

Kerth Gersen, après avoir éliminé Malagate, continue à rechercher les princes démons qui ont massacréhttp://www.libristo.com/var/image-product-18524_width_100.jpg son village et réduit en esclavage les survivants. Lors d'une mission pour la CCPi (Compagnie de coordination de police internationale), il retrouve la trace de Kokor Hekkus

 

La Machine à tuer est le deuxième volet de la Geste des Princes Démons.

 

Comme dans le premier volet les princes démons sont très bien insérés dans l'Oecumène et il faut toujours attendre les dernières pages pour savoir derrière quel personnage le prince démon se cachait.

Chaque chapitre est introduit par un extrait de texte permettant d'expliquer des éléments de l'Oecumène sans plomber le récit d'explications nombreuses.

Ce roman est d'une lecture facile et rapide pour peu qu'on accepte de voyager dans l'espace.

J'apprécie la richesse de l'invention : Interéchanges a un rôle dans le kidnapping spatial. Cette société fournit sa caution aux transactions, elle paie le kidnappeur et garde le kidnappé jusqu'à ce que celui-ci puisse s'acquitter de sa rançon.

 

La machine à tuer, Jack Vance, Le Livre de poche SF, 1964-2004, 281 pages

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 08:37

http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/files/2010/11/la-tache_.1290864601.thumbnail.jpgA la veille de sa retraite, Coleman Silk, universitaire, est accusé d'avoir tenu des propos racistes à l'encontre d'étudiants. Face à l'ampleur de la mobilisation contre ses propos, il démissionne de son poste de professeur et de doyen.

 

Croyant être tranquille, une lettre anonyme met à jour sa relation avec une femme de ménage dont le mari, vétéran du Viet-Nam, veut se venger pour la mort de leurs enfants. Coleman va se confier à Nathan Zuckerman pour qu'il écrive son histoire.

 

La Tache a été écrit au beau milieu de l'affaire Lewinsky. Le roman permet ainsi à Philip Roth de critiquer les mœurs américaines, cette focalisation quasi-maladive sur les affaires à caractère sexuelle, focalisation qui se fait bien sûr au détriment de la critique de l'action politique des hommes au pouvoir.

 

C'est aussi l'histoire de Coleman Silk qui a tout fait au cours de sa vie pour changer de destin, s'échapper du chemin tracé par sa famille. Ce qui entraine pour lui le port d'un lourd secret, secret pour qui pourrait le sauver de l'accusation de racisme mais qui pourrait aussi le décrédibiliser.

 

Coleman arrive à se sortir du déterminisme vers lequel sa famille aurait pu le porter. Ce qui n'est pas le cas de Delphine Roux, française exilée aux Etats-Unis, qui en croyant pouvoir sortir de certains carcans français ne fait que rentrer dans le moule de l’hypocrisie de la pureté des actes.

 

Donc le sujet abordé est intéressant mais je dois avouer que le milieu du livre, avec la multiplication des longs récits des histoires des personnages secondaires m'a moyennement plu.

 

La Tache (The Human Stain), Philip Roth, Folio, 2004, 479 pages

 

3,5/5

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 08:13

http://bibliotheque.eleusis.pagesperso-orange.fr/Le%20feu%20sacre.jpgCatherine Velis et Alexander Solarin ont réussi à cacher les pièces du Jeu de Montglane. En 2003, leur fille se retrouve confronté à des énigmes qui ont un rapport avec le Jeu. Elle va alors se lancer dans une recherche pour trouver des réponses à ses questions.



Autant le dire tout de suite, cette suite du Huit est nulle et inutile. L'alternance entre récit contemporain et récit historique est inexistantes et le peu qu'il y avait j'ai ressenti un ennui sérieux.

Le personnage d'Alexandra, la fille de Catherine et Alexander, est exaspérante. Elle se pose toujours des questions, elle m'a paru d'une bêtise.


Ce fut aussi une lecture éprouvante parce que les personnages changent de camps toutes les dix pages, on ne sait jamais à quoi s'en tenir.

J'ai eu l'impression que Katherine Neville avait écrit un roman pour donner satisfaction à ses lecteurs et à ses éditeurs, c'est une suite à un roman qui dans sa structure n'en avait pas besoin.

J'avais bien aimé Le Huit, original et prenant mais j'ai détesté lire le Feu Sacré. Je l'ai fini parce que ça n'aurait pas été honnête de le critiquer sans l'avoir lu en entier.

0.5/5

 

Le Feu Sacré, Katherine Neville, Le Cherche-Midi, 2009, 496 pages

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 11:08

http://www.yozone.fr/IMG/jpg/Deepsix_200p.jpg2233, une expédition archéologique sur la planète Maleiva tourne à la catastrophe. Vingt ans plus tard, la planète est menacée de destruction.


Des scientifiques sont envoyés en urgence pour récupérer des éléments de la civilisation qui a pu occuper la planète. Mais ceux-ci se retrouvent bloqués au sol dans l'incapacité de repartir en orbite. Une opération de sauvetage avec les moyens du bord est lancée.



La lecture de ce Space opéra m'a fait penser à un film assez quelconque de SF.
Il y a les personnages principaux, antagonistes pour créer de la tension. Mais bien sûr le journaliste pédant se révèle être un compagnon d'infortune pas si mauvais que ça.


Il y a une multiplication des personnages secondaires pour accroître les points de vue mais ils n'ont pas plus de substances que ça.


Certains passages sont longs, peu intéressants.


Au fond je me retrouve dans le même état d'esprit que pour les Ingénieurs de l'Anneau Monde de Larry Niven.



2,5/5

 

Deepsix, Jack McDevitt, Le livre de poche, 2007, 635 pages

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 17:51

Voilà depuis septembre 2010 je m'étais lancé dans plusieurs challenges, eeeeetttt ils sont bouclés.

J'ai fini le challenge ABC avec un mois d'avance. J'ai lu du bon et du moins bon (je pense surtout à Maxime Gorki). Je n'ai pas encore publié toutes les critiques, pô bien, je m'y mettre sérieusement pour que ça soit fait au plus tôt.

 

Le Challenge Nécrophile est bouclé ; quatre livres lus : La passante du Sans-Souci de Joseph Kessel, La Conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole, Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë et L'insupportable Bassington de Saki

 

Le Challenge Giro In Italia a été fini assez rapidement. Par contre je suis déçu qu'il y ait eu des tergiversations au sujet du maintien en vie du blog de Nane qui organise le challenge. Ainsi depuis le 9 juin aucune mise à jour n'a été faite, donc je transmets des articles pour alimenter le challenge mais ils ne sont pas pris en compte. J'avais prévu de lire Oublier Palerme d'Edmonde Charles-Roux et La Chartreuse de Parme de Stendhal, je crois que je ne vais pas me presser pour les lire, vu que ce que les participants peuvent faire on s'en fout.

 

Le Cahllenge SFFF se continue tranquillement (je ne vais pas me presser vu qu'il est sans limite de temps), j'ai lu les quatre premiers romans du cycle d'Elric, Voyage au centre de la Terre, La Guerre des mondes, Demain les chiens, Les Puissances de l'invisible et L'oreille interne.

Ce qui fait neuf livres lus sur les 31 que j'ai prévu  de lire.

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 17:26

http://imados.fr/history/6/le-guepard_couv.jpg1860, Garibaldi débarque en Sicile. Un vent de changement souffle alors sur l'Italie. La bourgeoisie se bouge dans le but d'évincer l'aristocratie.
Le Prince Salina représente celle-ci et ses rapports sont peu faciles avec son neveu qui veut épouser la fille d'un nouveau riche.


Le Guépard, je l'ai connu par le film de Visconti, qui est sans commune mesure avec le roman, le film lui est bien supérieur.

Le Guépard décrit une classe, une société qui perçoit les changements qui sont en train d'intervenir et qui ne fait rien , qui se complait dans l'immobilisme. Le bal en est l'exemple flagrant : l'aristocratie se fait rattraper , pénétrer par une bourgeoisie qui acquiert ses codes pour la remplacer sans trop faire de vagues.

L'insertion d'éléments pour comparer l'époque de Salina et celle du moment de l'écriture m'est apparue décalée, cela donne une drôle d'impression.

C'est une lecture qui m'a peu enthousiasmé, surtout avec une histoire qui traine en longueur notamment avec ce chapitre qui suit la mort de Salina.


Le Guépard ( Il Gattopardo), G. Tomasi Di Lampedusa, Points, 1996, 251 pages


2,5/5

 

2010-12-0821

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 10:37

http://ww.noosfere.org/images/couv/g/gallimard077467-2006.jpg1940. Charles Lindbergh bat Franklin Delano Roosevelt aux présidentielles. Il met alors en place une politique étrangère favorable à l'Allemagne nazie et une politique intérieure qui discrimine peu à peu les Juifs. Philip Roth, qui avait sept ans à l'époque, raconte comment lui et sa famille ont vécu ces évènements.

 


Le Complot contre l'Amérique c'est une uchronie ou une histoire parallèle, ça n'a pas eu lieu mais ça aurait pu.


Mais je suis partagé sur la portée du récit. J'ai trouvé original de penser à ce qu'il aurait pu se passer si un régime fasciste était apparu aux Etats-Unis. Mais j'ai trouvé peu d'originalité dans les sentiments exprimés : la difficulté d'accepter un tel changement, fatalement un frère qui adhère aux idées de Lindbergh, la présence d'un parti collaborationniste au sein des Juifs.


Philip Roth est plus convaincant dans la description du développement d'un antisémitisme latent, où apparaissent des attitudes qui révulsent.
La fréquente énumération des personnages historiques est usante à la longue.



Malgré des éléments que j'ai pu trouvé "moyen", je considère Le Complot contre l'Amérique comme un incontournable, car en utilisant le biais de l'uchronie Philip Roth permet de se rappeler que l'on n'est jamais à l'abri de la réapparition d'un régime qui remettrait en cause les droits et libertés, que l'un des moyens pour ne pas se laisser aveugler et de lire et de se tenir au courant de l'actualité.

 

4/5

 

Le Complot contre l'Amérique (The Plot against America), Philip Roth, Gallimard, 2006, 476 pages

 

D'autres critiques chez Yohan , Biblio, Cédric , In Cold Blog et  Leiloune

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 11:26

http://static.lexpress.fr/assets/155/poster_79674.jpgAu XVIII° siècle, dans une noble famille bordelaise, le père décide de laisser la Providence guider sa vie et trouve que ne rien faire est les plus grand des bonheurs. Sa femme n'est que prières à longueur de temps. La famille s'enfonce alors dans la misère.


L'ainée, Ursule, s'enfuit. Le duc de Richelieu la recueille et la prépare pour être la maitresse de Louis XV. Sa sœur, Apolline, est envoyé au couvent. Elles ne se retrouvent qu'à la veille de la mort d'Ursule, qui laisse son journal à sa sœur. Celle-ci va découvrir ce que sa sœur, rebaptisée Olympe a vécu.



Les 120 premières pages sont difficilement supportables, le personnage d'Apolline en religieuse est chiant, gnangnan à souhait. Le récit devient plus intéressant avec la découverte du testament.


Olympe a mené un jeu de séduction qui frise le jeu de manipulation. Elle a pratiqué la séduction pour atteindre la fortune, elle croit avoir de l'importance . Mais quand elle revendique cette importance, elle se fait remettre en place par un pouvoir masculin.


Le testament d'Olympe permet de voir ce que certaines femmes pour arriver à leurs fins doivent endurer : la puanteur de Richelieu, les fantasmes de Louis XV. C'est aussi une description d'une élite qui s'amuse au libertinage plutôt qu'au gouvernement, une élite qui n'a de la grandeur que l'apparence.



3.5/5

 

Le Testament d'Olympe, Chantal Thomas, Seuil, 2010, 302 pages

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 10:19

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/8/3/9782221106389.jpgFrancesca Bassington est une femme superficielle, elle ne songe qu'à marier son fils afin qu'il lui assure des revenus pour pouvoir conserver sa maison. Mais son fils a un caractère indépendant et n'accepte pas de se laisser dicter  sa conduite.

 

Ce n'était pas le livre de Saki que j'avais envisagé de lire pour finir le challenge, mais je n'ai trouvé que celui-là à la bibliothèque.


La quatrième de couverture me paraissait enthousiasmante mais la lecture ne l'a pas été.


Le titre est assez mal choisi, le roman commence bien sur Francesca Bassington mais il s'en détourne assez rapidement.


Saki critique une certaine société bien pensante, aisée mais j'ai trouvé cela fade, sans formule percutante, sans beaucoup d'humour, rien qui ne m'aurait permis de considérer Saki comme un auteur incontournable, comme aurait pu le laisser penser la quatrième de couverture.

 

2/5

 

L'insupportable Bassington, Saki, Robert Laffont, Pavillon Poche, 2006, 260 pages

 

3863695305

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Challenge nécrophile : catégorie auteur mort dans des circonstances particulières (durant la Première Guerre mondiale)

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 16:44

Pendant un an, Colin Beavan (qui à la base écrit des essais historiques) ainsi que sa femme et sa fille ont vécu de la façon la plus écolo possible le but étant de laisser le moins de "traces" polluantes possibles: déchets, rejet de carbone....

C'est donc dans ce livre que Colin va relater leurs aventures, leurs découvertes.

 

J'ai bien aimé le côté "on va le plus loin possible pour voir ce qui est faisable ou pas sur du long terme".

En même temps, ils partaient de loin: ils mangeaient tout le temps dehors, matin et midi au resto ou vite-fait et le soir ils se faisaient livrer des plats tout faits. Forcément, ça n'aide pas à produire peu de déchets. D'ailleurs, c'est marrant de voir que Colin est effaré quand il réalise qu'il n'y a aucune épluchure  de légumes dans leurs poubelles.

 

Bref, ils ont réussi à réduire considérablement leurs déchets, à se nourrir de produits provenant exclusivement d'exploitations se trouvant dans un rayon dans les 400km autour de chez eux, et même à éteindre l'électricité (mais là, l'auteur nous dit bien qu'ils n'ont pas continué après l'expérience. Il faut quand même un minimum pour pouvoir vivre confortablement: rien que le frigo et la machine à laver, 'est quand même indispensable!).

 

C'est vraiment un livre intéressant, qui soulève pas mal de questions et qui fait réfléchir sur nos habitudes de vie.

 

http://mediapub2.canalplus.fr/var/cpstreet/storage/images/media/images/no-impact-man_4/66321-1-fre-FR/no-impact-man_4_article_inside.jpg

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