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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 18:19

Dans ma "petite" bibliothèque municipale, je courais toutes les semaines après le célèbre "C'est ici que l'on se quitte" de Jonathan Tropper. Malheureusement pour moi, apparemment il a eu beaucoup de succès parce que chaque fois que j'y suis allée il n'était pas en rayon (mais là j'ai réussi à l'avoir et je suis en train de le lire ^^).

Bref, du coup je me suis rabattue sur "Pertes et fracas".

 

Doug, jeune veuf d'un peu moins de trente ans, n'arrive pas à reprendre goût à la vie malgré le fait que Hailey soit morte depuis déjà un an.

Autour de lui gravitent ses soeurs: Claire (qui est enceinte mais vient de quitter son mari) et Debbie (qui est sur le pont d'épouser le meilleur ami de Doug qu'elle a rencontré aux funérailles de sa femme); Russ, l'ado de fils de sa femme (morte) et ses parents.

 

Grâce à toute cette bande, mais pas seulement dans la joie -et d'ailleurs j'ai envie de dire "plutôt pas dans la joie"- Doug va peu à peu réussir à sortir de sa mélancolie et reprendre une vie normale.

 

C'est donc le premier roman de Tropper que j'ai lu. J'ai bien aimé le caractère léger du livre malgré une histoire qui ne l'est pas forcément.

J'ai aussi aimé la multitude des personnages, qui ont tous quelque chose de particulier et d'attachant.

 

 

http://images-booknode.com/book_cover_perte_et_fracas_159331_250_400

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 14:48

Aujourd'hui on est allé à Emmaus Cambrai, mais on aurait cru qu'il y avait eu une grande vente il n'y a pas longtemps car il n'y avait pls grand chose en livres.

 

emmcambrai60711

 

Je me mets à récupérer des vieux manuels de grec et latin, comme Pilou qui fait pareil mais avec des manuels de toutes sortes de cours élémentaires. L'hérédité, quoi.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:52

http://i23.ebayimg.com/08/i/001/3a/7a/8728_35.JPGA l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, en Roumanie, Iohann Moritz est dénoncé comme juif par le gendarme du village qui convoite sa femme.

Il va alors être baladé de camps en camps car il sera ensuite pris pour un hongrois, pour un aryen pour un criminel de guerre nazi.

Il reviendra chez lui treize années plus tard. Il se retrouve alors obligé de s'engager comme volontaire contre l'URSS au début de la Guerre Froide s'il ne veut pas encore finir interné.

C'est un roman très désabusé et très pessimiste.

Gheorghiu procède à une critique de la société technique, où les machines ont trop d'importance, où l'homme doit s'adapter aux machines, c'est même à se demander qui est fait pour qui.

Mais il dénonce aussi une société qui ne pense plus que par catégories ou grands ensembles, l'individu n'existe plus, où le fait d'appartenir à une nationalité déclenche une arrestation d'office.
C'est un roman qui est paru il y a 62 ans mais qui est toujours d'actualité par sa réflexion sur la société.

 

« A ces moments très sombres l'homme était ignoré et le sacrifice humain était pratiqué par barbarie. Mais nous venions de vaincre la barbarie et nous commencions à apprécier l'être humain. Nous en étions au début et nous devions continuer à apprendre. Mais l'apparition de la Société technique a détruit ce que nous avions gagné et crée durant des siècles de culture. La Société technique a réintroduit le mépris de l'être humain. L'homme est réduit à sa seule dimension sociale. »

 

« L'homme se trouvera enchainé par la société technique pendant de longues années. Mais il ne périra pas dans les chaines. La société technique peut créer du confort. Mais elle ne peut pas créer de l'Esprit. Et sans esprit il n'y a pas de génie. Une société dépourvue d'hommes de génie est vouée à la disparition . La société technique qui prend la place de la société occidentale et qui va conquérir toute la surface de la terre, périra elle aussi ».

 

4,5/5

 

La vingt-cinquième heure, Constantin Virgil Gheorghiu, Plon 1949, 402 pages

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:00

En complément des communautés Emmaus où il est possible de trouver des livres pas trop chers, il y a la Ressourcerie des Weppes (qui n'est plus toute seule depuis qu'une autre a été ouverte à Halluin). Les livres sont à 65 centimes, il y en a beaucoup et comme peu de monde s'y intéressent, les plus intéressants ne disparaissent pas tout de suite.


Les gens jettent vraiment n'importe quoi : Rouge Brésil, Gone Baby Gone et Darling Lilly, ensemble dans le commerce feraient plus de 25 euros, ici ils ne font que 2 euros.

 

Maintenant, c'est officiel la bibliothèque est définitivement remplie et ce n'est pas avec la sortie à Emmaus de mercredi prochain que ça va s'arranger.

 

ressweppes020711

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 17:42

http://www.lecarnetdemadrid.com/imagenes/articulos/img_art_918_2722009272330351831_orig.jpegRosie, après avoir beaucoup voyagé, décide de se poser près de la seule famille qui lui reste. Elle décide d'écrire un livre de conseils sur comment se sentir bien tout en vieillissant. Sa tante qui n'a jamais quitté son village et encore moins l'Irlande part aux Etats Unis pour commencer une nouvelle vie, à soixante dix ans quand même.

 

Best Love Rosie aborde le fait de vieillir seul ou en couple, de la difficulté de cette évolution.


Avec ce roman Nuala O'Faolain parle de l'amour maternel, du sentiment que l'on ressent et qui fonde une famille.


La tante Min, malgré son âge réussit à recommencer une vie et à s'épanouir, elle ne veut même plus entendre parler de son ancienne vie


C'est un roman pas forcément heureux mais la personnalité des personnages et la lucidité de Nuala O'Faolain  lui donne  un optimisme comme celui que j'avais pu ressentir lors de la lecture de Jours de juin de Julia Glass.

 

Best Love Rosie, Nuala O'Faolain, Sabine Wespieser Editeur, 2008, 544 pages

 

Lu dans le cadre du Challenge ABC

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 16:45

http://3.bp.blogspot.com/_G9-Db4dQvE8/SV6xrORu3yI/AAAAAAAAACg/hsTGWvLyx0A/s320/sourisbleue.jpgUn détective privé enquête sur une petite fille disparue trente cinq ans auparavant et sur le meurtre de la fille d'un avocat dix ans plus tôt.

 

Kate Atkinson mélangent les tons mais un ton loufoque prédomine dans cette histoire où le détective se retrouve confronté à des personnages vivants dans leur bulles qui ont connu dans leur histoire des évènements glauques.


Les personnages ont tous une personnalité attachante mais il leur arrive les pires trucs.

 

Ce qui est un peu dommage c'est que Kate Atkinson multiplie les points de vue des personnages avec de nombreux retours en arrière.

Procédé qui m'a lassé mais lorsqu'à la fin tout s'imbrique, je n'ai pu reconnaitre qu'il y avait de l'habileté.

La Souris Bleue permet d'explorer les relations familiales : les rapports entre les parents et les enfants, la peur de les perdre, la douleur de la perte, ce qui peut restreindre d'en avoir. Des choses pas forcèment joyeuses mais qui passent mieux avec une bonne dose d'humour.

 

La Souris Bleue (Case Histories), Kate Atkinson, Le Livre de Poche, 2006, 413 pages

 

Lu dans le cadre du Challenge ABC

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 15:43

 

http://a3.idata.over-blog.com/150x150/2/51/19/06/n-12/saramago.jpgUn jour, un homme au volant de sa voiture devient aveugle de manière inexpliquée. Ainsi va se répandre une épidémie qui va rendre aveugle l'ensemble de la population. Le gouvernement pour empêcher une propagation vont mettre en quarantaine les aveugles. Un groupe d'aveugles, avec l'aide d'une femme qui n'a pas été touchée par l'épidémie, tente de survivre en quarantaine puis dans la ville dévastée.

 

 

Saramago livre un roman dense, il n'y a pas de paragraphes, pas de dialogues matérialisés, ceux-ci débutent par une virgule puis une majuscule, les propos du personnage suivant sont introduits par une virgule et ainsi de suite.


Il est déroutant de voir que Saramago ne donne pas de noms à ses personnages. Il les désigne par ce qui les caractérise dans leur vie : le médecin, la femme du médecin, la fille aux lunettes teintées... Mais cela est fait pour montrer qu'il suffit de pas grand chose pour que l'humain devienne rapidement un anonyme quelconque voire un animal. Mais l'animalité n'émane pas seulement des aveugles, elle provient aussi des autorités qui n'hésitent pas à enfermer des gens dans des conditions déplorables, conditions qui rappellent les camps de concentration.


Car la perte d'un sens transforme rapidement l'homme en animal. Celui-ci n'est plus capable de se débrouiller pour ses besoins les plus simples. Ou bien adopte des comportements abjects comme subordonner l'octroi de nourriture à des viols collectifs des femmes lors de la quarantaine.


La présence de la femme du médecin qui voit encore permet au groupe de garder une certaine dignité, elle est celle qui permet à l'humain de garder une part d'humanité et de ne pas tomber dans l'animalité.

L'aveuglement est un roman dur et sombre, servant d'allégorie à notre société aveugle aux valeurs humaines.

 

L'aveuglement, José Saramago, Seuil, Points, 2000, 365 pages

 

Lu dans le cadre du challenge ABC

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 17:41

 

http://media.librys.fr/livre/89/19689-h350.jpgA Hambourg, un tueur en série tue des jeune sfemmes et le met en scène dans un similacre de sacrifice viking. Le commissaire Jan Fabel et son équipe lors de leur enquête vont mettre à jour des ramifications complexes touchant les mafias turque et arménienne, les services du contre-terrorisme, les plus hautes instances politiques de la ville.

 

Au début ça peut paraitre déroutant, un britannique qui écrit un roman se déroulant en Allemagne. C'est un peu dur de se mettre à assimiler tous les grades de la hiérarchie , les distinctions entre les services.

 

Le commissaire Fabel bien que divorcé ne semble pas aussi déglingué que d'autres personnages de commissaires. Son équipe est à peu près normale.

 

Même si on ne s'attarde pas beaucoup sur chaque membre on en sait assez pour les trouver attachants et trouver que la fin est une sale fin.

 

Rituels Sanglants (Blood Eagle), Craig Russell, Points Thriller, 2005, 475 pages

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 12:01

 

http://75.img.v4.skyrock.net/75f/bouquinatitude/pics/1230538774_small.jpgEn 1944, Primo Levi est arrêté alors qu'il était dans le maquis. Les autorités italiennes vont le confier ainsi que des compatriotes juifs aux Allemands. Il va se retrouver à Auschwitz.

 

Si c'est un homme est un témoignage de l'horreur des camps. C'est aussi un moyen pour Levi d'essayer d'exorciser qui ne le quittera pas toute sa vie durant. Pendant 185 pages, Levi raconte comment il a survécu à Auschwitz.

Ce qui est impressionnant, c'est l'absence de haine qu'il peut ressentir à l'égard des Allemands, il y a de la colère mais pas de haine.

Les camps ont été une entreprise massive de déshumanisation. Les personnes, tatouées considérées comme des bêtes voire comme des choses, ont perdu tout ce qui pouvait faire d'elles des êtres humains.

 

Il décrit des rapports sociaux redessinés : les criminels de droit commun ont droit à plus d'estime que les juifs.

C'est aussi un univers de débrouille, où seuls ceux qui sont rapides et qui savent marchander peuvent s'en sortir.

 

L'ironie du sort est que pour essayer de garder une part d'humanité, Levi se récite des extraits de la Divine Comédie de Dante.

 

« Les personnages de ce récit ne sont pas des hommes. Leur humanité est morte, ou eux-mêmes l'ont ensevelie sous l'offense subie ou infligée à autrui. »

« L’œuvre entreprise par les Allemands triomphants avait été porté à terme par les Allemands vaincus : ils avaient bel et bien fait de nous des bêtes.»

« Détruire un homme est difficile, presque autant que le créer : cela n'a été ni aisé ni rapide, mais vous y êtes arrivés, Allemands .»

 

Si c'est un homme ( Se questo è un uomo), Primo Levi, Pocket, 2001, 213 pages 

 

2010-12-0821

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 15:23

 

http://img.over-blog.com/250x404/1/08/68/43/LIVRES/piliers-de-la-terre.jpgLes Piliers de la Terre se déroule dans l' Angleterre du XIIème siècle, l'intrigue met en scène des personnages qui gravitent autour de la construction d'une cathédrale par le prieur de Kingsbridge.

 

 

Les Piliers de la Terre c'est un pavé de plus de 1000 pages, c'est une fresque reprenant 40 ans de la vie de l'Angleterre médiévale. Malgré son épaisseur , ça se lit rapidement et il est faciel de se retrouver dans un espace temps à la lecture du roman.

Les personnages sont nombreux mais juste assez pour que le lecteur ne se perde dans une galerie.

Le roman est bien documenté, il permet de se faire un cours sur l'architecture gothique et sur la construction d'une cathédrale. Il mêle habilement grande histoire et fiction.


Par contre j'ai trouvé que la psychologie des personnages est assez faible, peu développée, Follett reste trop en surface alors qu'il peut y avoir de nombreuses évolutions sur 40 ans.

La dernière partie m'a un peu déçu, par rapport aux parties précédentes très détaillées, la dernière m'a paru trop synthétique, comme s'il n'avait pas su conclure son roman.

 

4,5/5

 

Les Piliers de la Terre (The Pillars of the Earth), Ken Follett, Le Livre de poche, 1990, 1050 pages

 

Lu dans le cadre du Challenge ABC

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Published by Cachou et Chiwi - dans Des pages et des mots
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