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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 17:54

 

http://img.over-blog.com/380x637/2/21/59/58/Essai-04/Substance-mort-Dick.jpgDans une Amérique imaginaire où les technologies sont omniprésentes, de plus en plus de personnes se droguent avec la Substance Mort qui détruit les consommateurs. Fred est un policier infiltré qui est chargé de surveiller Bob Arctor, un toxicomane qui n'est autre que lui-même.

 

Je ne sais pas ce qui n'a pas été avec ce roman. Est ce parce que j'avais déjà vu le film donc il n'y avait pas de nouveauté ? Est ce parce que c'est un thème qui me paraît en inadéquation avec ce que j'avais pu lire de Dick ?


On suit Fred dans une sorte de schizophrénie crée par la consommation de la Substance M. on suit Fred dans de nombreux délires de toxico . On ne sait plus si c'est la réalité ou un trip.


Mais ça peut encore aller.

Ça s'est gâté lorsque Fred visionne les bandes de surveillance de Bob sans se rendre compte qu'il ne forme qu'une seule personne avec Bob, quant à l'explication des causes du problème cérébral de Fred, ça m'est passé complètement au-dessus.

La fin est cynique et retranscrit bien le sentiment de paranoïa qu'il peut y avoir dans l’œuvre de Dick.

C'est peut-être une œuvre trop personnelle et je n'ai pas été sensible à ce que Dick voulait exprimer.

 

2,5/5

 

Substance Mort (A Scanner Darkly), Philip K. Dick, Folio SF, 2006, 396 pages

 

Lu dans le cadre du Challenge ABC

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 17:33

Dimanche, sortie à Wazemmes, le marché a changé depuis quelque temps, j'ai l'impression qu'il est plus difficile d'y trouver des livres. Pour une fois j'en ai quand même trouvé :

wazm1505

 

Hier les parents m'ont emmené à la Ressourcerie des Weppes (ne me demandez pas où c'est, gogol vous aidera plus que moi). On trouve tout et n'importe quoi, imaginez Emmaus en encore plus bric à brac. En plus les livres ne sont pas chers. Pour sept bouquins, il y en avait pour 4,50€ (que je dois toujours au Pilou). Trois Zola, ce qui permet de quasiment complèter la collection (manque plus que La Terre), un livre pour le challenge italien, un Dick (mais faudrait que je lise ceux que j'ai déjà de lui) et un Robert Merle pour Cachou.

 

weppes1905

 

Et puis comme ils étaient chauds bouillants, il a fallu repasser par Emmaus Wambrechies.

 

emmwam1905

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:30

http://www.noosfere.com/images/couv/l/ldp7098-1988.jpgDavid Selig a une vie minable. Ex-étudiant en littérature, ex-courtier en bourse, il ne tient aucun emploi pas plus qu'il n'arrive à entretenir des relations sentimentales. Il y a une raison à cela : il est télépathe.

 

Silverberg ne s'intéresse pas à l'intrigue.

Il est plus intéressé par les états d'âme, les interrogations, les sentiments, les sensations de Selig. Le pouvoir de télépathie pourrait permettre à Selig d'avoir ce qu'il veut mais il préfère se rapprocher des gens.

 

Il se sert de son don pour mieux les connaître mais au bout du compte cela crée toujours un fossé et la séparation.


La disparition progressive de son pouvoir de télépathie lui permet de devenir plus humain, plus apaisé. La télépathie est un lieu commun de la littérature fantastique mais la manière de la traiter par Siverberg est assez originale.

 

3,5/5

 

L'oreille interne (Dying Inside... ), Robert Siverberg, Le livre de poche

 

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 17:18

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/1/2/9782246710219.jpgAu nord-ouest des Etats-Unis, dans une réserve indienne, un groupe d'Indiens décide de relancer la pêche à la baleine comme le faisaient leurs ancêtres dans le but de se sentir pleinement Indien.

 

L'hiver indien raconte cette histoire en deux parties.

La première relate la naissance du projet et la recherche des membres de l'équipe. cela permet une description d'une nation indienne désagrégée, bouffée par l'alcoolisme, l'obésité et la délinquance. Les Indiens qui ne s'intègrent pas au monde actuel restent toujours à la marge.


La seconde partie est l'essai de la mise en place du projet qui voit naitre l'opposition des écologistes. Au-delà de la protection de la baleine, il y a toujours un relant de racisme. Cette partie est moins réussie que la première et est parasitée par des personnages secondaires que j'ai eu du mal à trouver pertinents.


L' hiver indien est l'essai pour des indiens de retrouver une sorte d'identité dans un monde qui les ignore. Mais ce retour à leurs racines leur est refusé.

 

4/5

 

L'Hiver indien, Frédéric Roux, Grasset, 2007, 550 pages

 

Lu dans le cadre du Challenge ABC

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 17:42

http://www.noosfere.com/images/couv/m/mnemos-icares096.jpgSoz fait partie de l'élite des pilotes de combat de l'empire Skolien qui gouverne un tiers de la galaxie civilisée. Lors d'un combat elle va croiser le chemin d'un Aristo, un des membres de l'élite des Troqueurs, camp contre lequel les Skoliens se battent.

 

Point d'inversion est un mélange de hard science et de space opera.


La première partie pouvait apparaître comme intéressante même si le rythme pouvait être ralenti par considérations techniques et scientifiques. En effet celles-ci sont assez obscures et peuvent apparaître assez rapidement comme décourageantes.


La deuxième partie, loin des combats, fait place à la politique.


La troisième parle des émotions de Soz face à la découverte de l'Aristo. Mais peut-on parler d'amour de la part d'un être dont le corps et le cerveau n'est que systèmes biomécaniques.


Point d'inversion est un récit de SF dans la lignée d'Hyperion de Dan Simmons. Mais il n'est pas aussi dense et intéressant.

 

C'est un space opera classique mais peut être un peu trop classique pour être retenu.

 

2/5

 

Point d'inversion, (Primary Inversion) Catherine Asaro, Mnémos, coll. Icares, 2003, 416 pages

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Published by Cachou et Chiwi - dans Des pages et des mots
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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 08:26

Pourquoi pas ?

C'est en me promenant dans les rayons d'une librairie que cela m'est venu, notamment en arrivant face au rayonnage Science-fiction Fantastique. D'accord le rayon n'était pas gigantesque, mais ce que j'ai pu voir m'a surpris. Les séries de bit-lit (Merry Gentry entre autres) occupaient une place plus qu'importante sur les rayons.

 

A côté de ça, il était impossible de trouver les trois volumes du Seigneur des Anneaux, à moins de le commander; Asimov survivait tant bien que mal; Frank Herbert était porté disparu, enseveli sous une dune.


Il est quand même choquant de voir disparaître des classiques au profit de cette littérature.

Je n'en ai pas lu mais  les critiques que j'ai pu voir me donnent l'impression d'une absence de renouvellement du genre : une jolie fille, un mec mystérieux, des méchants retors, du suspense et du cul ( mais qu'est ce que je dis, c'est de l'érotisme passionné, ce n'est pas la même chose). La ressemblance avec les Harlequins est forte, et si la bit-lit n'était pas une variation de la littérature à l'eau de rose (un peu plus chaude, bien sûr, question d'époque oblige).

 

Je vous laisse et Robert vous embrasse.

 

fat twinkie twilight edward

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 17:51

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv72153849.jpg« Bird » Parker est devenu détective après que sa femme et sa fille se soient faites massacrer par un tueur en série surnommé le « Voyageur ». Au cours des ses investigations, il va se retrouver sur la trace du Voyageur qui a encore sévi. Il va alors se mettre à la recherche du tueur car l'éliminer sera ainsi un moyen pour lui de mettre fin à son sentiment de culpabilité consécutif à la mort de sa famille.

 

Le roman est divisé en deux parties : ce qui se déroule à New York et ce qui se passe en Louisiane, le lien entre les deux n'est pas explicite. Et il y a une certaine inégalité de qualité entre les deux parties.


La deuxième partie est la plus intéressante parce qu'elle s'intéresse plus au Voyageur, à sa psychologie, c'est un allumé sérieux.  


Tout ce qui meurt est un véritable ballet de mort, le voyage de Bird est jonché de cadavres.

 

3,5/5

 

 

Tout ce qui meurt (Every Dead Thing), John Connolly,France Loisirs, 2002, 558 pages

 

Lu dans le cadre du Challenge ABC

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 04:22

 

http://www.deslivres.com/images/products/image/la-conjuration-des-imbeciles_2.jpg« Décidé à ne fréquenter que mes égaux, je ne fréquente bien évidemment personne puisque je suis sans égal »

 

Il est bien difficile de résumer l'intrigue de la Conjuration des imbéciles.


Ignatius Reilly, énorme bonhomme de trente ans qui vit toujours chez sa mère, affublé d'une immonde casquette de chasse verte, équipé d'une montre Mickey Mouse, se voit obligé par sa mère de trouver un emploi. Mais étant un asocial caractéristique, son insertion dans le monde du travail ne se fait pas sans difficulté.


Car Ignatius est bavard et ne se prend pas pour de la merde. Ayant fait des études supérieures en littérature médiévale, il est au dessus de tout le monde. Ses pérégrinations vont le mettre au contact d'une galerie de personnages loufoques : l'agent Mancuso, le policier le plus incompétent de la Nouvelle Orléans que l'on force à porter des déguisements ; Burma Jones, le Noir qui passe le balai dans un boui-boui pourri sans en enlever ses lunettes de soleil; Darlène, la strip teaseuse qui se fait déshabiller par son cacatoès...


Les pérégrinations d'Ignatius lui permettent de se moquer des éléments que l'on peut retrouver dans une Amérique du début des années 60 : les beatniks, les chrétiens fondamentalistes, les flics.

 

Publié il y a trente ans, la Conjuration des imbéciles aborde, avec un humour et un ton décalé, des thèmes toujours d'actualité : emploi mal payé, la télévision, la société de consommation.

 

« Les conserves sont une perversion, dit Ignatius. Je soupçonne qu'en dernier ressort leur consommation est extrêmement dommageable pour l'âme. »

 

4,5/5

 

La conjuration des imbéciles (A Confederay of dunces), John Kennedy Toole, Robert Laffont, 1981, 404 pages


3863695305

 

 

Ce livre entre dans le Challenge nécrophile, catégorie auteur suicidé et mort avant l'âge de 35 ans.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:15

Sonia emménage dans un appartement parisien avec son mari. On va suivre les suivre au cours des premières années de leur vie dans cet immeuble.

Une seule chose vient assombrir ce tableau qui pourrait être idyllique: leur voisin, veut monsieur veuf qui vient de perdre son fils. Il est seul, mal traité par sa belle-fille et par les concierges qu'elle emploie pour donner à manger au vieil homme.

 

Pleine de "bonnes intentions" l'héroïne de ce livre se montre naîve...ou trop gentille? Parfois, on a un peu envie de lui dire de se secouer et de ne pas se laisser faire. Parois, ça m'a semblé être un peu trop.

Malgré tout c'est un livre agréable à livre, le style fluide d'A. Desarthe est appréciable et ça me donne bien envie de lire d'autres livre de cette auteure.

 

http://medias.fluctuat.net/livres/113/11346-medium.jpg

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 18:10

 

http://images-booknode.com/book_cover_sept_contre_thebes_43839_250_400Dans les années 50, Sam Vincent, un avocat, est chargé de trouver des éléments sur la mort d'un noir dans un bled paumé du Mississippi. En se rendant sur place il découvre la ferme pénitentiaire (pour hommes de couleur) de Thebes où des pratiques inhumaines sont mises en place. En essayant de faire changer les choses, il y est emprisonné. Son ami, Earl Swagger, monte une opération pour le sortir de là. L'opération permet la libération de Sam Vincent mais Swagger est capturé. Les gardiens vont lui faire subir les pires outrages pour le briser mais il réussit à s'évader. Il décide alors de recruter les meilleurs tireurs pour prendre et faire disparaître Thebes.

 

J'ai découvert la famille Swagger avec le film Shooter qui mettait en scène Bob Lee. Ici le roman a pour personnage principal Earl, le père de Bob Lee, policier et ancien marine.

Le résumé de la quatrième de couverture spoile l'ensemble du roman mais d'un autre côté une fois que l'on est dedans on n'y pense plus, on se laisse porter.

Il est un peu dommage qu'à l'intrigue viennent s'ajouter les personnages du docteur Stone et de Davis Trugood. Pour ma part je trouve qu'ils n'apportent pas grand chose à l'histoire. 

 

Sept contre Thebes est une variation du thème des Sept Mercenaires et le titre s'inspire de la pièce d'Eschyle.

Par contre j'ai retrouvé l'esprit Swagger : pour ces gens il n'y a pas de loi, donc il faut agir même si c'est illégal. Pour ce faire Earl Swagger réunit six des plus grands des tireurs des Etats-Unis, inspirés de personnages réels, le plus connu est Audie Murphy, l'acteur le plus décoré d'Hollywood (dont la Médaille d'Honneur).

 

4,5/5

 

Sept contre Thebes, Stephen Hunter, Ed. du Rocher, 2006, 538 pages

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