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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 16:29

http://imados.fr/history/39/pensees-secretes_couv.jpgUne écrivaine à succès accepte de donner des cours de création littéraire à l'Université de Gloucseter. Elle va faire la connaissance de Ralph Messenger, un spécialiste des sciences cognitives. Un jeu de séduction va commencer entre eux deux.

 

Au début le roman alterne les points de vue des deux principaux personnages qui racontent l'histoire par le biais d'un journal intime. Mais cela perd de sa saveur lorsqu'apparait un narrateur omniscient.


Les ressorts restent classiques et sans grande surprise. L'écrivaine qui accepte la relation adultérine parce que son mari l'a trompé et que la femme de son amant le trompe me semble bien trop cliché. Ce sont des justifications qui ne tiennent pas la route.


Le récit est alourdi par des récits des étudiants de l'écrivaine, à part un qui m'a fait rire je les ai trouvé déplacés et inutiles au déroulement de l'histoire.

L'accumulation des problèmes de Messenger à la fin du roman est de trop, pourquoi tout mettre à la fin ?


C'est un livre que j'ai lu mais dont je ne retiendrai pas grand chose.

 

2,5/5

 

Pensées Secrètes (Thinks...), David Lodge, Rivages, 2002, 389 pages

 

Lu dans le cadre du Challenge ABC

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:46

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/5/2/7/9782070124725.gifUn fugitif en moto tue trois trafiquants de drogue dans le sud de la France. A partir de cet instant, différents acteurs vont se mettre en mouvement et mettre la région à feu et à sang.

 

J'avais beaucoup entendu parler de DOA en tant que nouveau représentant du roman noir français. J'ai un peu choisi ce roman au hasard car la quatrième de couverture n'est pas très explicite.


C'est un roman où les protagonistes se courent après et se dessoudent dès qu'ils le peuvent, je ne me souviens pas d'avoir lu un roman où il y avait autant de morts surtout à la fin. Ça me donne l'impression d'avoir lu une version écrite d'un Tarantino.

 

Je suis déçu par cette lecture, je m'attendais à beaucoup mieux. J'espérais quelque chose de plus percutant. Pour dénoncer certaines criminalités de ce monde autant se replonger dans un Poulpe.

2,5/5

 

 Le serpent aux milles coupures, DOA,Gallimard Série Noire, 2009, 216 pages

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 17:35

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51QSGVJ7T2L._SL500_AA300_.jpgFukamachi fait partie d'une équipe d'alpinistes qui a tenté de gravir l'Himalaya. Alors que ses collègues repartent au Japon, lui reste au Népal.

 

Dans une boutique, il découvre un antique appareil photo qui aurait appartenu à un alpiniste disparu lors d'une ascension.

 

En essayant de trouver son origine, il va trouver sur son chemin Hubu un célèbre alpiniste japonais qui avait disparu de la circulation. Il va alors enquêter afin d'en connaître plus sur Hubu.

 

C'est un volume fleuve de plus de 300 pages mais j'ai vraiment été happé. Malgré la personnalité d'Hubu j'ai eu envie de découvrir son histoire, sa relation complexe à la montagne. J'ai vraiment eu l'impression de me retrouver dans un Frison-Roche.

 

Après Les Gouttes de Dieu, je me rends compte de la diversité du manga. Et il y en a encore à découvrir.

 

D'après l'oeuvre de Baku Yumemakura

Dessin de Jiro Taniguchi

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 12:20

Hier on a décidé de profiter du beau temps alors on est allé à l'Emmaus de Cambrai (à Fontaine Notre Dame plus précisément). On a été raisonnable dans les bouquins trouvés, que cinq, les deux van Cauwelaert sont ceux de Cachou, La Terre Chinoise me permet de complèter la trilogie du même nom.

 

emmaus cambrai

 

Par contre aujourd'hui on est allé à la brocante de Flers en Escrebieux et là la folie acheteuse nous a repris. C'est surtout qu'on trouvé beaucoup de Zola (neuf en tout), ça nous permet de bien complèter la série des Rougon-Maquart. Et encore deux van Cauwelaert pour Cachou, moi je trouve Ravage de Barjavel, l'introuvable en bibliothèque.

 

brocante flers1brocante flers2

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 16:19

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/8/3/2/9782290332238.jpgA travers les yeux de Johnnie Rico, engagé dans l'infanterie mobile, on assiste à la guerre entre les hommes et les « punaises » et à son ascension du grade de simple soldat à celui d'officier.

 

«  dans notre système, chaque votant, chaque fonctionnaire est un citoyen qui a prouvé, en se portant volontaire pour le Service, qu'il plaçait la sauvegarde du groupe au-dessus de la défense de ses intérêts personnels. »

 

Le roman a été adapté en 1997 au cinéma par Verhoven et j'étais resté sur cette adaptation où le discours antimilitariste était prégnant. Avec le roman on a autant à faire à un roman de SF qu'à un essai philosophique. Le thème majeur du livre est la responsabilité civile nécessitant le sacrifice individuel.

 

Ainsi le droit de vote n'est réservé qu'à ceux qui ont fait leur service militaire. Ce qui donne à cette société du futur une connotation militariste forte, on approche même le totalitarisme. Car le service militaire obligatoire empêche tout changement de régime.

 

De plus Starship Troopers permet à Heinelein d'exposer son anticommunisme : les « punaises » apparaissent comme une société communiste totale, qui ne prend même plus en compte les individualités et de nombreux personnages critiquent allègrement Marx etc...

 

Autant la lecture d' En terre étrangère m'avait enthousiasmé, autant ici j'ai trouvé des idées un peu nauséabondes. Heinlein est le produit d'une époque où il y avait une fierté de la puissance américaine.

 

2,5/5

 

Etoiles, garde-à-vous ! (Starship Troopers), Robert A. Heinlein, Ed. J'ai Lu, 1959, 315 pages

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 20:27

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41vnRdZbqtL._SL500_AA300_.jpg1963, Londres, Andrew Hale, professeur dans un collège universitaire d'Oxford, reçoit un coup de téléphone lui laissant présumer qu'il va reprendre le service pour les services secrets britanniques. Sa nouvelle mission n'est que la continuation d'une opération entamée en 1948 sur le mont Ararat.

 

 

Les Puissances de l'invisible est un roman mélangeant espionnage et surnaturel. C'est un roman dans lequel j'ai eu du mal à entrer.


Le début avec un comportement paranoïaque d'Andrew Hale était assez usant. Puis les passages antérieurs à 1963 étaient assez longs, ne donnaient pas d'éléments pour donner envie de continuer.

 

Tim Powers multiplie les personnages secondaires insignifiants, les conflits entre les services secrets, les flashbacks incessants ce qui donne une action molle et sans grand rebondissement.

 

J'ai mis beaucoup de temps à le lire, normal quand on le délaisse sans regret pour faire autre chose. C'est une déception alors que j'ai pu lire que Les Voies d'Anubis était d'un autre calibre.

 

2,5/5

 

 

Les puissances de l'invisible, (Declare), Tim Powers, Ed. J'ai Lu, 2007, 687 pages

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 17:27

 

http://images.suite101.com/121441_fr_arr.jpgEvan Arness, publicitaire dans une grosse compagnie de Californie, mène une vie tranquille avec sa femme aimante. Un jour il rencontre Gwen, une fille qui travaille à on-ne-sait-quoi dans l'entreprise, et décide d'en faire sa maitresse. A partir de ce moment-là sa vie va connaître un tournant. Il va se décider de vivre comme il le souhaite et cela n'est pas au goût de tout le monde.

 

J'ai un avis partagé sur ce roman.


Tout d'abord ce long récit d'un changement de vie est vraiment long. J'ai éprouvé l'impression de ne pas avancer.


Mais d'un autre côté c'est la chronique d'un Amérique névrosée : Florence, la femme d'Evan, ne l'affronte jamais directement, elle va toujours demander conseil à son psy et ce qu'elle fait partir des conseils ne marche pas du tout. Une fois que le psy se trouve au contact d'Evan il semble comme inutile, incapable de prodiguer ses conseils.


C'est aussi le récit de l'individu qui n'arrive pas s'assumer . Sa vie l'ennuie, il a une sensation de vide mais il ne décide jamais de la quitter franchement. Il se rabiboche temporairement avec sa femme, tente de se suicider puis joue au fou pour pouvoir faire ce qu'il veut sans reproche.


Evan finit par trouver la voie qui lui correspond mais les dernières lignes du roman le font s'interroger sur cet aboutissement : est-ce qu'il a bien choisi ? N'a-t-il pas fait tout ce chemin pour rien ?

 

3,5/5

 

L'arrangement (The arrangement), Elia Kazan, Le Livre de poche, 1969, 700 pages

Lu dans le cadre du Challenge ABC

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 18:43

 

http://biblionet.pessiot.net/images/livres/mort%20a%20la%20fenice.jpgLors d'une représentation de La Traviata à la Fenice, après l'entracte le chef d'orchestre ne revient pas pour mener l'orchestre. Après un moment de flottement, il est retrouvé mort dans sa loge. Étant le chef d'orchestre le plus renommé, la police de Venise subit une pression pour retrouver l'assassin.

 

Cela faisait longtemps que je n'avais plus lu d'enquête du commissaire Brunetti. J'avais oublié combien c'était enthousiasmant.


Le rythme est fluide. Le personnage de Brunetti est positif, il a une famille normale même si lors d'une partie de monopoly il ne s'estime pas gâté en étant marié à une voleuse et père d'un anarchiste et d'une passionnée d'informatique.


Son enquête policière est aussi une enquête sociologique, en enquêtant il met à jour les mœurs de ses concitoyens.


C'est aussi un personnage qui vient bien, il prend le temps de manger, de boire. Son passage dans un restaurant donne même des idées pour des recettes à faire.


Mort à La Fenice permet aussi une immersion dans Venise, pas celle des touristes, celle de la vie de tous les jours.

 

4,5/5

 

Mort à La Fenice (Death at La Fenice), Donna Leon, Points Policier, 2003, 284 pages

 

2010-12-0821

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 17:38

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/3/6/9782749903637.jpgA Portland un tueur en série sévit. Il a pour habitude de couper les bras de ses victimes et de les défigurer à l'acide. Celui-ci finit par être tué par un enquêteur, Josh Brolin.

Un an plus tard on retrouve une victime mutilée de la même façon que faisait le Boucher de Portland. Brolin va se retrouver sous pression pour retrouver le tueur. Il sera aidé par Juliette, une jeune étudiante en psychologie.

 

J'avais lu Prédateurs que je n'avais pas apprécié. On m'a dit de ne pas m'arrêter à ça alors j'ai emprunté L' Âme du mal à la bibliothèque. C'est nettement différent de ce que j'avais pu lire.

 

L'histoire est clasique mais l'approche par la psychologie criminelle donne un plus. Le rythme est fluide mais est assez souvent ralenti voire stoppé par des descriptions de psychologie criminelle ou de criminalistique longues. Dans ces descriptions j'y ai trouvé un ton un peu condescendant du style « moi je connais des choses et toi lecteur tu ne sais rien ».  Pour ma part je trouve que ça passe mal quand on s'est enfilé sept saisons de CSI et trois d'Esprits Criminels.

Malgré cela on se retrouve avec des dégénérés assez sérieux, le genre de ploucs tarés qui me font toujours penser à Delivrance.

 

3,75/5

 

L'Ame du Mal, Maxime Chattam, Laffon, 2003, 514 pages

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 20:34

De Michel Quint, on connaît surtout Effroyables jardins, grâce au film du même nom mais cet auteur a écrit beaucoup d'autres livres intéressants dont L'espoir d'aimer en chemin.

 

René est marié à Daisy. Il est marionnettiste et elle est infirmière. Il a l'habitude de faire des petits spectacles de marionnettes pour les enfants hospitalisés mais ce jour là, sa femme lui demande d'essayer de sortir un jeune garçon du comas grâce à ses histoires.

 

René va se prendre au jeu et par le biais de ses marionnettes, il va finir par raconter sa vie au jeune homme. De son enfance sans mère, son amour pour la jeune Halva, la guerre d'Algérie, les magouilles de son père à sa rencontre avec Daisy. Ce récit va être pour lui une délivrance et va lui permettre de remettre certains passages de sa vie au clair.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman, ce René qui nous entraîne au fil de sa vie pendant laquelle il a vécu un certain nombre de péripétie, les histoires d'amour qu'on peut y lire (amour sentimental, mais aussi filial), et un personage auquel on s'attache facilement.

 

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