Cachou, c'est la bille, Chiwi, c'est le glaçon. Ce blog contient toutes les choses qu'ils aiment, les domaines sont très variés: vous passerez de la littérature à la musique en vous perdant dans leurs recettes de cuisine et en rêvant devant les photos de Cachou.
En 1857, Flaubert fut cité à comparaître pour « outrage à la morale publique et à la morale religieuse ». C'était Madame Bovary qui était visé. Le substitut du procureur Ernest Pinard estimait que l' « histoire des adultères d'une femme de province » contrevenait à la morale publique par ses tableaux lascifs et à la morale religieuse « dans les images voluptueuses mêlées aux choses sacrées ».
Cependant il est difficile de nos jours de trouver quoique ce soit de choquant dans ce roman. Flaubert avant de le publier, conscient que certains passages étaient trop crus les avait supprimés. Voici quelques exemples de ce qui a pu être supprimé : « noyée de foutre, de larmes, de cheveux, de champagne », « vie du cul », « le coup se tire dans la chambre sur cette causeuse où ils ont tant causé », « elle l'aime comme un godemiché », « tour à tour putain et chaste selon qu'elle voit que ça lui plaît ».
Lors de sa sortie Madame Bovary ne fut pas mal reçu par la critique. Mais certains n'hésitaient pas à regretter le réalisme du roman, réalisme qui à l'époque pouvait aussi signifier pornographie.
Comme avocat, Flaubert choisit Marie- Antoine- Jules Senard, qui saura faire jouer ses relations politiques. Le tribunal acquittera Flaubert. Mais quelques mois plus tard, le substitut Pinard, en utilisant les mêmes arguments, réussira à faire condamner Charles Baudelaire pour Les Fleurs du Mal.
Pour avoir plus d'informations sur cet événement, je vous conseille la lecture de l'article de Robert Kopp paru dans L'Histoire de janvier 2007.