Cachou, c'est la bille, Chiwi, c'est le glaçon. Ce blog contient toutes les choses qu'ils aiment, les domaines sont très variés: vous passerez de la littérature à la musique en vous perdant dans leurs recettes de cuisine et en rêvant devant les photos de Cachou.
Licencié après un bagarre avec son contremaître, Etienne Lantier erre sur les routes à la recherche d’un emploi. Ses pas l’amène à une mine dans le Nord de la France. Par chance il va obtenir un poste au fond. Mais les conditions de vie des mineurs vont vite le révolter et il va lancer l’idée d’une grève afin d’obtenir des conditions de vie plus acceptable et un salaire plus élevé. Mais la Compagnie, propriétaire du puit, n’est pas prête à faire des concessions. Alors un bras de fer va commencer.
J’avais commencé à lire chronologiquement les Rougon-Macquart et de tous c’est sûrement le meilleur roman de Zola que j’ai lu.
Le roman est construit sur une tension qui est toujours croissante : la grève est localisée avant d’être générale, et celle-ci s’achève dans un bain de sang après un affrontement avec les soldats présents pour garder les puits.
C’est le récit de deux mondes qui s’opposent, l’un profitant du travail de l’autre. Les bourgeois propriétaires sont enfermés dans leurs certitudes, de quoi se plaignent les mineurs ?, ils ont du charbon à un prix avantageux. Maigre avantage quand ils peinent à nourrir leur famille parce que leur paie n’est pas assez élevée. Les mineurs en foule monstrueuse sont irraisonnables, ils ne cherchent pas à comprendre que certains patrons ne peuvent accepter leurs réclamations sous peine de mettre la clé sous la porte.
Le roman se finit sur les graines d’une révolution du prolétariat qui sont en train de germer et quand cela sera à maturité, ça ira mal. Une telle annonce prophétise les mouvement communistes, dont soviétiques, mouvements qui ont eu les effets que l’on connaît.