Cachou, c'est la bille, Chiwi, c'est le glaçon. Ce blog contient toutes les choses qu'ils aiment, les domaines sont très variés: vous passerez de la littérature à la musique en vous perdant dans leurs recettes de cuisine et en rêvant devant les photos de Cachou.
Berthe Morisot est sûrement l'une des seules femmes à avoir participer au mouvement impressionniste.
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Autoportait, 1885
Berthe Morisot est le 14 janvier 1841 à Bourges. En 1856 elle reçoit du peintre Guichard ses premières leçons de peinture. Avec sa sœur elle fera de nombreuses copies au Louvre où elle rencontrera Fantin-Latour puis Manet.
Berthe Morisot subit l'influence de Corot avec qui elle peindra. Puis Jongkind l'initiera à l'aquarelle et la dirigera vers la réalisation de paysages.
En 1863 Morisot peint ses premiers paysages à Auvers sur Oise, l'année suivante elle exposera au Salon. Elle pose pour Manet à l'occasion du tableau Le Balcon.
Elle est entraînée par Degas et Manet vers le mouvement impressionniste. Elle participera aux expositions impressionnistes de 1874, 1876, 1877, 1880, 1881, 1882 et 1886.
Le 12 décembre 1874 elle épouse Eugène Manet, le frère d'Edouard. En 1875 elle se joint à Sisley, Renoir et Monet pour la vente de leurs toiles à l'Hôtel Drouot.
Berthe Morisot peint des scènes de l'intimité féminine ou de la vie familiale que ce soit en intérieur en en plein air elle arrive toujours à capter un éclairage ou une attitude fugaces. Ses tableaux relate toujours un événement avec la poésie qui entoure ce moment.

Le Berceau, 1872
Elle effectue des voyages en Belgique et aux Pays Bas, à Jersey. Elle passe ses hivers à Nice et ses étés à Bougival. Son mari meurt en 1892. elle fait un séjour chez Mallarmé à Valvins en 1893. En 1894 elle expose à la« Libre Esthétique » à Bruxelles. L'année suivante elle meurt à Paris.
Paul Valéry a pu écrire sur Berthe Morisot ces lignes : « Mais la singularité de Berthe Morisot fut, au contraire, de vivre sa peinture et de peindre sa vie. Elle prenait, laissait, reprenait le pinceau, comme nous prend, s'efface et nous revient une pensée. C'est là ce qui confère à ses ouvrages le charme très particulier d'une étroite, presque indissoluble relation entre un idéal d'artiste et l'intimité d'une existence. Je suis tenté de dire que l'ensemble de son œuvre fait songer à ce que serait le Journal d'une femme dont les moyens d'expression seraient la couleur et le dessin. »

Eugène Manet et sa fille à Bougival, 1885