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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:08


http://webd.fr/wp-content/uploads/2010/02/Couverture-Les-Monades-Urbaines.jpgAux alentours de 2370, la Terre comporte plus de 75 milliards d'habitants. Une solution a été trouvée à la surpopulation : des tours de trois kilomètres de haut où vivent 800 000 personnes. Celles-ci sont incitées à se reproduire, toute abstinence serait une source de frustration et donc à l'origine d'un conflit.

Pour le sujet abordé, ce roman est sûrement une des oeuvres de SF les plus intéressantes que j'ai pu lire.


De par leur organisation, les monades sont un exemple de promiscuité et pour pallier aux tensions pouvant résulter d'un tel confinement il y a une grande liberté sexuelle.


La jalousie n'existe pas, n'importe quel homme peut avoir la femme qu'il veut, à condition qu'elle ne soit pas d'une classe supérieure. Car chaque tour est découpée en fonction des classes sociales. Les pauvres sont en bas et les classes dirigeantes sont au sommet.

Malgré les avantages de la vie en monade, les tensions peuvent exister. Les anomos, ceux qui rejettent le système sont soignés ou éliminés : " Le bonheur règne sur Terre. Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté." Certains sont tentés d'aller à l'extérieur des monades pour voir comme cela se passe et on se retrouve avec des humains qui sont pas si lointains de nous.

Avec Les Monades Urbaines, Silverberg nous présente une société qui a trouvé une solution à la surpopulation mais dont les principes et les déviances font froid dans le dos.

 

4.5/5


Les Monades Urbaines ( The World Inside), Robert Silverberg, J'ai Lu, 1987, 251 pages

 

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